La Zambie est devenue le deuxième pays d’Afrique australe à adopter des mesures d’urgence pour protéger son économie face à la hausse des coûts des carburants. Le gouvernement a en effet approuvé la suppression de la taxe sur la valeur ajoutée (TVA) et la suspension pour trois mois des droits d’accise sur les importations de carburants, à compter du 1er avril.
Le porte-parole en chef du gouvernement zambien, Cornelius Mweetwa, a indiqué que la décision de suspension de la TVA et des droits d’accise fait suite à la forte augmentation des prix mondiaux du pétrole brut, provoquée par des perturbations de l’approvisionnement liées au conflit au Moyen-Orient.
Il a précisé que les autorités ont qualifié la situation d’instable en matière d’approvisionnement en carburant et ont agi pour éviter une flambée des prix à la pompe, qui aurait aggravé le coût de la vie.
« Dans ce cadre, le Cabinet a approuvé l’exonération de la taxe sur la valeur ajoutée ainsi que la suspension des droits d’accise sur l’essence et le gazole pour une durée de trois mois », a déclaré Mweetwa.
Le conflit au Moyen-Orient perturbe les marchés énergétiques mondiaux depuis plus d’un mois. Les attaques contre les routes maritimes et les risques pesant sur la production ont entraîné une hausse des cours internationaux du pétrole.
La Zambie devient ainsi le deuxième pays d’Afrique australe à répondre par un allègement fiscal temporaire afin de protéger les consommateurs.
Plus tôt cette semaine, l’Afrique du Sud avait réduit son prélèvement général sur les carburants pour un mois, dans le but d’atténuer l’impact de la hausse des prix du pétrole sur les ménages.
Mweetwa a souligné que ces mesures visent à apporter un soulagement à court terme aux ménages, aux entreprises et aux secteurs productifs clés confrontés à une augmentation de leurs coûts d’exploitation.
Il a ajouté qu’en l’absence de ces suspensions fiscales, les prix à la pompe en avril auraient connu une hausse significative.
Le porte-parole a appelé la population au calme, tout en assurant que le gouvernement suit de près l’évolution de la situation internationale et reste prêt à prendre d’autres mesures si nécessaire, afin de préserver la stabilité économique et le bien-être des citoyens.
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