L’Institut universitaire des Nations Unies pour l’eau, l’environnement et la santé tire la sonnette d’alarme sur la consommation mondiale d’eau douce, alors que se tient à Dakar une réunion préparatoire de haut niveau en prélude à la Conférence des Nations Unies sur l’eau prévue fin 2026.
L’Institut universitaire des Nations Unies pour l’eau, l’environnement et la santé a publié en janvier 2026 un rapport alarmant sur la consommation mondiale d’eau douce, affirmant que « la planète ne traverse plus une simple crise de l’eau, mais une faillite globale de la ressource », a rapporté l’Agence gabonaise de Presse.
Ce rapport est rendu public au moment où se déroule à Dakar, du 26 au 27 janvier 2026, la Réunion préparatoire de haut niveau de la Conférence des Nations Unies sur l’eau, prévue en décembre 2026 à Abou Dhabi, aux Émirats arabes unis, à laquelle le Gabon prend part.
L’étude souligne que l’eau douce, définie comme une eau non salée dont la salinité est inférieure à 0,5, est aujourd’hui prélevée et dégradée à un rythme supérieur à sa capacité naturelle de renouvellement, entraînant l’épuisement des rivières, nappes phréatiques, lacs et zones humides.
Cette perturbation du cycle de l’eau, aggravée par le changement climatique, l’agriculture intensive et l’urbanisation, place près de trois quarts de la population mondiale en situation d’insécurité hydrique. Pénuries, restrictions et accès limité à une eau potable de qualité deviennent ainsi une réalité pour des millions de personnes.
La situation est également perceptible dans le Grand Libreville, où de nombreux ménages restent privés d’eau potable malgré une hausse des précipitations, passées de 1 700,87 mm en 2023 à 1 740,98 mm en 2024.
Lors de la réunion de Dakar, le président d’ONU-Eau, Alvaro Lario, a rappelé que « les progrès faits en vue de l’atteinte de l’objectif de développement durable numéro 6 relatif à l’eau potable et à l’assainissement dépendent de systèmes nationaux solides et résilients, capables de fournir des services durables et équitables pour tous ». La participation du Gabon à ces travaux traduit la volonté des autorités de contribuer à des solutions pérennes pour améliorer l’accès à l’eau et réduire les inégalités liées à cette ressource vitale.
DM/ac/Sf/APA







