Une évaluation rapide du système des Nations Unies au Sénégal souligne les marges d’action dont dispose le pays pour renforcer sa résilience économique face à la crise au Moyen-Orient, en dépit des risques identifiés.
Dans une note consultée par APA, les experts onusiens mettent en avant plusieurs leviers stratégiques, notamment la consolidation du rôle du Sénégal comme pôle régional de l’énergie et de la logistique, l’accélération des réformes dans le gaz pour l’électricité et les énergies renouvelables, ainsi que l’approfondissement de l’intégration régionale à travers la Zone de libre-échange continentale africaine ( ZLECAf).
« Elle montre aussi l’importance d’anticiper les risques à un stade précoce, de protéger les plus vulnérables, de renforcer la confiance du public et de saisir ce moment pour bâtir une plus grande résilience », a déclaré Aminata Maiga.
Le document insiste également sur la nécessité d’accélérer la diversification économique et de renforcer les capacités nationales face aux chocs externes, dans un contexte marqué par des perturbations des chaînes d’approvisionnement mondiales, notamment au niveau du détroit d’Ormuz.
Les Nations Unies appellent en outre à consolider la protection sociale adaptative, à préserver les dépenses sociales prioritaires et à soutenir les efforts du gouvernement visant à stabiliser les prix tout en maintenant les équilibres macroéconomiques.
« Cette évaluation rapide nous rappelle qu’une crise éloignée du Sénégal peut néanmoins avoir des effets concrets sur la vie quotidienne ici », a ajouté Mme Maiga, évoquant les impacts potentiels sur les prix du carburant, du transport et des denrées alimentaires.
La note souligne enfin l’importance d’une information publique fiable pour limiter la spéculation et la désinformation en période d’incertitude, tout en saluant les efforts des autorités sénégalaises pour renforcer la communication officielle.
Cette évaluation vise à éclairer la prise de décision dans un contexte de fortes incertitudes géopolitiques, tout en mettant en avant les opportunités pour le Sénégal de renforcer sa souveraineté économique et sa résilience à moyen et long termes.
Au 20 mars 2026, les tensions entre Israël, les États‑Unis et l’Iran ont atteint un point critique. Des frappes coordonnées israélo-américaines ont visé des installations militaires et stratégiques iraniennes, provoquant des représailles par missiles et attaques de groupes alliés à l’Iran, notamment le Hezbollah. La fermeture du détroit d’Ormuz et les attaques sur des infrastructures énergétiques ont fortement perturbé les marchés mondiaux du pétrole.
Cette crise a des répercussions internationales : volatilité des prix de l’énergie, perturbations des approvisionnements mondiaux et mobilisation diplomatique intense pour éviter une escalade plus large. La situation reste fragile, avec un risque permanent d’extension régionale et un impact direct sur la sécurité et l’économie mondiale.
ARD/ac/Sf/APA







