À quelques semaines de l’élection présidentielle du 12 octobre 2025, le président du MRC, Maurice Kamto, appelle les 11 candidats de l’opposition à s’unir derrière une candidature unique ou une coalition, après avoir reçu Issa Tchiroma Bakary le 12 septembre dans un geste de concertation.
À moins d’un mois de l’élection présidentielle du 12 octobre 2025, le président du Mouvement pour la renaissance du Cameroun (MRC), Maurice Kamto, a lancé, mercredi 17 septembre, un appel pressant aux 11 candidats de l’opposition pour s’unir derrière une candidature unique ou former une coalition solide face à Paul Biya, président sortant et candidat du Rassemblement démocratique du peuple camerounais (RDPC).
Dans sa déclaration, Kamto a insisté sur le fait que le pays traverse « un moment historique où un basculement politique est possible », exhortant les adversaires du pouvoir à éviter la dispersion des voix. Selon lui, l’opposition doit « clarifier la situation et simplifier le choix des électeurs par une alliance politique » afin de permettre un changement « dans la paix et par les urnes ».
Quelques jours plus tôt, vendredi 12 septembre, Maurice Kamto avait reçu à son domicile Issa Tchiroma Bakary, président du Front pour le salut national du Cameroun (FSNC) et l’un des 11 candidats retenus pour affronter le président sortant.
Les échanges, décrits comme « francs et cordiaux » par Kamto, ont été présentés par la campagne de Tchiroma comme « un geste de respect et de solidarité » envers une « figure clé de l’opposition injustement exclue de la course présidentielle ».
Un communiqué du FSNC a estimé que cette rencontre illustre « la force d’un leadership unificateur, soucieux de placer l’intérêt supérieur de la nation au-dessus des ambitions personnelles ».
Bien qu’écarté du scrutin par le Conseil constitutionnel pour « pluralité d’investiture », décision qu’il qualifie de « manœuvre politique », Maurice Kamto reste une figure centrale de l’opposition. Sa démission du MANIDEM, officialisée le 12 septembre, a facilité son retour à la tête du MRC, conformément à la résolution du Conseil national du parti.
Alors que Paul Biya, au pouvoir depuis 1982, brigue un huitième mandat, Kamto a rappelé que « la lutte continue » et invité les 11 candidats de l’opposition à agir comme une équipe de football en choisissant « le tireur qui a les meilleures chances de marquer le but libérateur ».
AC/Sf/APA







