La mesure de fermeture du marché nigérien de Malam Boulamari intervient dans une région régulièrement ciblée par des attaques de Boko Haram, dont l’une des factions est affiliée à l’État islamique.
La Préfecture de Maine Soroa, dans la région de Diffa, a ordonné la fermeture temporaire du marché hebdomadaire de Malam Boulamari pour des raisons de sécurité, a appris APA.
Cette mesure, qui prend effet immédiatement et jusqu’à nouvel ordre, vise à « préserver la sécurité des personnes et des biens », selon le document rendu public par les autorités préfectorales.
La région de Diffa demeure l’une des zones les plus exposées aux attaques de Boko Haram au Niger. Le groupe jihadiste, scindé en deux factions dont l’une est affiliée à l’État islamique, multiplie les incursions dans cette partie du territoire nigérien.
Les forces nigériennes ont récemment intensifié leurs opérations contre ces groupes armés. Fin août dernier, elles ont annoncé avoir éliminé Ibrahim Bakoura, successeur d’Abubakar Shekau à la tête de l’une des factions de Boko Haram, lors d’une opération menée sur l’île de Chilawa.
Dans son communiqué, le Préfet de Maine Soroa interdit formellement « toute tentative d’ouverture ou de tenue du marché en violation de cette décision ». Les contrevenants s’exposent aux sanctions prévues par la loi, avertit l’autorité administrative.
Les autorités appellent par ailleurs la population à la vigilance et à collaborer avec les forces de défense et de sécurité « dans l’intérêt commun ».
Cette fermeture s’inscrit dans une série de mesures sécuritaires prises par les autorités nigériennes pour faire face à l’insécurité persistante dans la région frontalière avec le Nigéria et le Tchad.
Le marché hebdomadaire de Malam Boulamari constitue un important point d’échange commercial pour les populations locales de cette zone rurale du Niger.
AC/Sf/APA







