Huit personnes, dont l’ancienne ministre de l’Action humanitaire Laure Zongo/Hien et l’ancien directeur des finances Camille Yaké Yé, comparaissent ce lundi devant le Tribunal de grande instance Ouaga I dans le cadre d’un vaste scandale de détournement de fonds publics destinés aux personnes déplacées internes.
Le Tribunal de grande instance Ouaga I a ouvert ce lundi le procès dans l’affaire dite Amidou Tiegnan, portant sur un détournement présumé de plus de 3 milliards de francs CFA (5,4 millions de dollars américains) au ministère de l’Action humanitaire.
Huit prévenus sont poursuivis dans ce dossier, parmi lesquels figurent Camille Yaké Yé, ancien directeur de la gestion des finances du ministère, et Laure Zongo/Hien, ancienne ministre de l’Action humanitaire. Les six autres co-accusés n’ont pas été identifiés dans l’immédiat.
Les mis en examen font face à des charges de détournement de deniers publics, complicité de détournement de deniers publics, enrichissement illicite et blanchiment de capitaux.
Selon les éléments du dossier, les faits reprochés concernent la gestion du compte intitulé « Renforcement Prot-SOC/MASSN », spécifiquement destiné à l’achat de vivres au profit des personnes déplacées internes, victimes de l’insécurité qui frappe le Burkina Faso depuis plusieurs années.
Cette affaire s’inscrit dans le cadre de la lutte contre la corruption et la mauvaise gestion des deniers publics engagée par les autorités burkinabè.
Le procès devrait permettre de faire la lumière sur les conditions dans lesquelles ces fonds, destinés aux populations vulnérables, auraient été détournés.
HO/ac/APA







