Les FDS béninoises ont rencontré, jeudi 11 septembre 2025, la communauté Peulh de Kaobagou dans le cadre de l’Opération Mirador, pour renforcer la coordination dans la lutte contre l’extrémisme violent.
Au Bénin, les Forces de défense et de sécurité (FDD) ont organisé, jeudi 11 septembre 2025, une rencontre avec la communauté Peulh de Kaobagou dans le cadre de l’Opération Mirador.
Placée sous la conduite du Capitaine Attadé Angelo et du chef d’arrondissement Outeni Marcellin, cette initiative a réuni autorités locales, représentants communautaires et forces armées. Les discussions ont porté sur la coordination des efforts dans la lutte contre le terrorisme et l’extrémisme violent, avec pour objectif d’instaurer une collaboration durable en matière de sécurité et de cohésion sociale.
Cette démarche s’inscrit dans la continuité de la manœuvre militaire « Bouclier », conduite par la Garde nationale dans trois départements du sud du pays et achevée le 4 juillet dernier à Lokossa. Dirigée par le Colonel Faïzou Gomina, l’opération avait mobilisé les troupes autour de scénarios simulant des attaques terroristes, en préparation de leur déploiement dans l’Opération Mirador. Elle avait permis de tester les capacités de commandement, la coordination entre les différentes composantes des forces armées (terre, mer et air), ainsi que le leadership tactique des officiers. L’exercice s’était notamment illustré par une simulation de libération d’otages dans un contexte de combat asymétrique.
Le gouvernement béninois avait présenté cette manœuvre comme une réponse directe aux défis sécuritaires actuels. Le 17 avril dernier, une attaque d’une ampleur inédite avait coûté la vie à 54 soldats dans le nord du pays, selon le bilan officiel. Revendiquée par le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (JNIM), cette offensive a marqué une intensification des violences dans la région.
Dans une intervention télévisée consécutive à l’attaque, le porte-parole du gouvernement, Wilfried Léandre Houngbédji, avait dénoncé les « tentatives de manipulation » ayant circulé sur les réseaux sociaux, réfutant les bilans exagérés et ce qu’il a qualifié de rumeurs émanant « d’officines de déstabilisation ». Il avait défendu la stratégie militaire adoptée par l’exécutif et salué l’engagement des forces armées, rappelant que « dans une guerre conventionnelle, ces groupes seraient rapidement défaits ».
La manœuvre « Bouclier » s’était également accompagnée d’un volet civilo-militaire avec des consultations médicales gratuites au profit de plusieurs centaines de civils, afin de renforcer les liens entre armée et population. Présents à Lokossa, le ministre délégué à la Défense nationale, Alain Fortunet Nouatin, et le Chef d’état-major général, le Général de division Fructueux Gbaguidi, avaient salué la discipline et la rigueur des troupes, soulignant la volonté du gouvernement de bâtir une armée robuste et réactive face aux menaces asymétriques.
En engageant aujourd’hui un dialogue direct avec la communauté Peulh de Kaobagou, les Forces de défense et de sécurité complètent leur approche sécuritaire par un travail de proximité avec les populations locales. Selon les autorités, ce type de rencontre doit permettre de consolider la confiance, d’améliorer la coopération et de favoriser une vigilance partagée dans la lutte contre l’extrémisme violent au Bénin.
AC/Sf/APA







