Les autorités gambiennes invoquent les tensions internationales et leurs répercussions économiques pour justifier des mesures de rigueur budgétaire, notamment le gel des missions non statutaires.
Le président gambien Adama Barrow a ordonné la suspension immédiate de tous les déplacements officiels non statutaires des agents publics, selon un communiqué publié mardi par la présidence.
Cette décision s’inscrit dans un contexte international marqué par des tensions impliquant notamment les États-Unis, Israël et l’Iran, dont les effets pèsent sur les chaînes d’approvisionnement mondiales et l’accès aux biens essentiels, accentuant la pression sur les finances publiques de la Gambie.
Selon la même source, cette mesure vise à instaurer une gestion plus rigoureuse des ressources publiques en priorisant les dépenses jugées essentielles.
Le communiqué précise que seuls les déplacements strictement nécessaires, à caractère statutaire et dûment justifiés, pourront être autorisés, après validation préalable de la présidence. Les demandes devront être rigoureusement examinées et limitées au strict minimum.
Les autorités ont en outre instruit le directeur général de l’immigration de refuser toute sortie du territoire à un agent public ne disposant pas d’une autorisation valide délivrée par les services de la présidence, quel que soit le mode de transport.
Les responsables administratifs sont appelés à veiller à l’application stricte de cette directive, dont toute violation pourra entraîner des sanctions disciplinaires conformément aux lois en vigueur.
Cette mesure entre en vigueur immédiatement et restera applicable jusqu’à nouvel ordre, ont indiqué les autorités gambiennes.
AC/Sf/APA







