De la commémoration de la traite négrière à des épisodes majeurs de l’histoire contemporaine, le 23 août reste une date riche en symboles pour l’Afrique.
Le 23 août, l’Afrique se joint au monde pour marquer la Journée internationale du souvenir de la traite négrière et de son abolition, instaurée par l’Unesco en mémoire de l’insurrection d’esclaves survenue dans la nuit du 22 au 23 août 1791 à Saint-Domingue. La commémoration, organisée pour la première fois en 1998 en Haïti, puis en 1999 sur l’île de Gorée (Sénégal), vise à entretenir la mémoire des résistances et à rappeler la portée universelle de la lutte contre l’esclavage.
Cette date résonne également par plusieurs événements majeurs de l’histoire africaine contemporaine. Le 23 août 1981, l’armée sud-africaine lançait en Angola l’opération Protea, l’une de ses plus vastes offensives de la guerre de la frontière, dirigée contre les bases du mouvement namibien Swapo à Xangongo et Ongiva.
Trente ans plus tard, le 23 août 2011, la Libye vivait un tournant décisif avec la prise par les insurgés du complexe de Bab al-Aziziya à Tripoli, résidence et symbole du pouvoir du colonel Mouammar Kadhafi, alors en pleine contestation armée.
Plus récemment, le 23 août 2023, le Zimbabwe ouvrait ses élections présidentielle, législatives et locales. Un scrutin marqué par des retards logistiques qui avaient conduit la commission électorale à prolonger le vote au lendemain dans plusieurs circonscriptions.
Sf/APA






