À l’approche des élections générales de 2027, l’Union européenne et la Suisse ont appelé les acteurs politiques nigérians à préserver la paix et à renforcer la démocratie à travers un scrutin crédible, transparent et inclusif.
L’Union européenne (UE) et la Suisse ont exhorté les acteurs politiques nigérians à œuvrer à l’organisation d’élections justes, crédibles, transparentes et pacifiques en 2027, lors de la signature de l’Accord national pour la paix par les partis politiques et les candidats aux prochaines élections générales.
S’exprimant à cette occasion, l’ambassadeur de l’UE au Nigéria et chef de la délégation auprès de la Cédéao, Gautier Mignot, a souligné le rôle central du Nigéria, présenté comme la plus grande démocratie d’Afrique et un acteur majeur de la gouvernance démocratique sur le continent.
Représenté par la chargée d’affaires de la délégation de l’UE, Agnieszka Torres, M. Mignot a réaffirmé le soutien de l’UE au processus démocratique nigérian, saluant notamment les transitions pacifiques du pouvoir enregistrées depuis 1999.
« En 2023, le Nigéria a, une fois de plus, donné l’exemple à l’Afrique et au monde par une transition pacifique du pouvoir », a-t-il déclaré.
Selon lui, le pays doit désormais franchir de nouvelles étapes pour consolider ses acquis démocratiques à travers des élections « justes, crédibles, transparentes et pacifiques » en 2027.
« En tant que plus grande démocratie d’Afrique, les élections au Nigéria revêtent une importance capitale, avant tout pour les Nigérians, mais aussi pour le reste du continent », a-t-il ajouté.
L’ambassadeur européen a appelé les dirigeants politiques et les candidats à respecter l’Accord national pour la paix et à privilégier des campagnes centrées sur les programmes et les enjeux, en évitant la violence, les discours de haine et la désinformation.
Il a également exhorté les responsables des partis à donner l’exemple, notamment à la jeunesse, et insisté sur la nécessité de préserver la neutralité des institutions chargées de l’organisation et de la sécurisation du scrutin.
« Toutes les parties prenantes doivent jouer leur rôle. L’intégrité du processus repose sur un engagement clair et collectif envers les règles et les institutions », a-t-il déclaré.
M. Mignot a notamment appelé la Commission électorale nationale indépendante (INEC) à exercer son mandat sans ingérence ni intimidation, tout en garantissant son impartialité et sa transparence.
Il a également demandé à la commission de veiller à l’égalité des chances entre les candidats et aux forces de sécurité de rester strictement neutres, afin de garantir la sécurité des électeurs et leur libre participation au processus électoral.
L’ambassadeur a réaffirmé que l’UE ne soutenait aucun candidat ni parti politique, mais qu’elle demeurait attachée à la réussite du processus démocratique nigérian.
De son côté, l’ambassadeur de Suisse au Nigéria, Patrick Egloff, représenté par le chargé d’affaires Siamak Rouhani, a appelé les acteurs politiques à privilégier des campagnes axées sur les programmes.
« La démocratie repose sur les différences. Les partis auront des désaccords, les candidats seront en compétition, les citoyens feront des choix différents », a-t-il déclaré, estimant que ces divergences doivent s’exprimer à travers les idées, les politiques publiques et un débat pacifique.
La Suisse, a-t-il assuré, reste déterminée à soutenir les efforts du Nigéria en faveur de processus démocratiques « pacifiques, inclusifs et crédibles ».
« Pour la Suisse, soutenir la démocratie signifie soutenir les conditions qui lui permettent de s’épanouir : des institutions crédibles et responsables », a-t-il conclu.
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