Le 4 juillet occupe une place particulière dans l’histoire du continent africain, entre conquêtes coloniales, bouleversements politiques et commémorations nationales.
Le 4 juillet 1879, la bataille d’Ulundi met fin à la guerre anglo-zouloue en Afrique australe. Les forces britanniques commandées par Lord Chelmsford infligent une défaite décisive à l’armée du roi zoulou Cetshwayo. Cette victoire ouvre la voie au démantèlement du royaume zoulou, ensuite morcelé par l’administration coloniale britannique avant son annexion quelques années plus tard. Cette bataille est considérée comme l’un des épisodes majeurs de la conquête coloniale de l’Afrique australe.
Le 4 juillet 1994 constitue l’un des tournants les plus marquants de l’histoire contemporaine africaine. Les combattants du Front patriotique rwandais (FPR), dirigés par Paul Kagame, prennent le contrôle de Kigali, mettant fin au régime responsable du génocide contre les Tutsi. Si les combats se poursuivent jusqu’au 18 juillet dans le nord-ouest du pays, la prise de la capitale symbolise la fin du génocide et l’ouverture d’une nouvelle phase de reconstruction nationale. Depuis, le 4 juillet est célébré au Rwanda comme le Kwibohora, ou Jour de la Libération, l’une des principales fêtes nationales du pays.
Sf/APA







