Plusieurs événements majeurs ayant marqué l’histoire politique du continent africain sont survenus un 6 août, entre déclarations d’indépendance, coups d’État, lutte anti-apartheid et annexion coloniale.
Le 6 août 1960, en pleine crise congolaise consécutive à l’indépendance du Congo-Léopoldville, Albert Kalonji proclame l’indépendance de l’État autonome du South Kasai, avec pour capitale Bakwanga (actuelle Mbuji-Mayi). Cette sécession, soutenue par certaines élites luba, sera rapidement confrontée à une intervention militaire de Léopoldville. L’épisode illustre les premières fractures internes d’un jeune État congolais en proie à de fortes tensions ethno-politiques.
Autre fait marquant, la Mauritanie a connu un coup d’État militaire le 6 août 2008. Le président démocratiquement élu Sidi Mohamed Ould Cheikh Abdallahi est renversé par des officiers de la garde présidentielle, dont le général Mohamed Ould Abdel Aziz, qui prendra les rênes du pouvoir avant d’être élu président l’année suivante. Ce putsch, largement condamné à l’international, a replongé le pays dans une instabilité institutionnelle.
Ce même jour, en 1861, la Grande-Bretagne annexe officiellement l’île de Lagos, marquant un tournant décisif dans l’expansion coloniale en Afrique de l’Ouest. Cette annexion est motivée par des considérations stratégiques et commerciales, notamment la lutte contre la traite négrière et le contrôle des routes maritimes.
Le 6 août 1883, les républiques boers de Stellaland et Goshen fusionnent pour former les United States of Stellaland, dans l’actuel nord-ouest de l’Afrique du Sud. Cette union éphémère illustre la dynamique de formation d’entités politiques autonomes dans un contexte de rivalité entre colons néerlandais et Empire britannique.
La date du 6 août est également associée à des épisodes marquants de la lutte contre l’apartheid en Afrique du Sud. Le 6 août 1983, un bombardement visant une synagogue à Johannesburg est attribué à Umkhonto we Sizwe, la branche armée de l’ANC, dans le cadre de la résistance armée contre le régime ségrégationniste. Un an plus tôt, le 6 août 1982, trois membres de l’ANC sont condamnés à mort, illustrant la répression féroce exercée par l’État sud-africain à l’époque.
Sf/APA






