Le 31 mars apparaît comme une date discrète dans l’histoire africaine, mais marquée par des événements révélateurs des rivalités coloniales, des dynamiques géopolitiques et de figures majeures du continent.
Parmi les faits les plus significatifs figure le déplacement de l’empereur allemand Guillaume II à Tanger le 31 mars 1905. En affichant son soutien au sultan marocain, il conteste l’influence française et déclenche la première crise marocaine, prélude aux tensions internationales ayant conduit à la Première Guerre mondiale.
Vingt ans plus tôt, en mars 1885, le Royaume-Uni établit le protectorat du Bechuanaland, correspondant à l’actuel Botswana, dans le cadre de la course aux territoires en Afrique australe face aux ambitions boers et allemandes.
Sur le plan militaire, la fin du mois de mars 1941 s’inscrit dans la dynamique de la campagne d’Afrique du Nord durant la Seconde Guerre mondiale, marquée par les offensives des forces de l’Axe sous le commandement du maréchal Erwin Rommel.
Le 31 mars 1960, l’Afrique du Sud intensifie la répression en proclamant l’état d’urgence, quelques jours après le massacre de Sharpeville, illustrant le durcissement du régime d’apartheid.
Plus récemment, le 31 mars 2011, Mayotte devient officiellement le 101ᵉ département français, un statut toujours contesté par l’Union des Comores.
Cette date est également associée à la disparition, en 1797, de Olaudah Equiano, ancien esclave originaire de la région igbo (actuel Nigéria), dont l’œuvre a contribué à la lutte contre la traite négrière dans l’Empire britannique.
Sf/APA







