Le 30 décembre a été témoin de plusieurs faits historiques majeurs en Afrique, allant de conflits meurtriers à des transitions politiques importantes.
Le 30 décembre 1935, l’invasion de l’Éthiopie par les forces italiennes prend une dimension dramatique avec la destruction d’une unité de la Croix-Rouge suédoise à Dolo, violant les conventions internationales et ciblant le personnel humanitaire.
Quarante ans plus tard, le 30 décembre 1975, Madagascar adopte une nouvelle constitution sous Didier Ratsiraka, mettant fin à la Première République et orientant le pays vers un régime socialiste.
Le 30 décembre 1987, Robert Mugabe, Premier ministre du Zimbabwe, est élu président, consolidant son pouvoir post-indépendance et amorçant une longue période de gouvernance autoritaire.
Dans l’est de la République démocratique du Congo, le 30 décembre 1998, le village de Makobola est le théâtre d’un massacre du Rassemblement congolais pour la démocratie (RCD), entraînant la mort de 702 civils principalement de la communauté Babembe, au cœur de la Deuxième guerre du Congo.
Le 30 décembre 2002, Mwai Kibaki prête serment comme président du Kenya, mettant fin à 24 ans de règne de Daniel arap Moi et amorçant une phase de réformes démocratiques.
Le 30 décembre 2018, la République démocratique du Congo organise des élections présidentielle, législatives et provinciales, conduisant à la victoire de Félix Tshisekedi et au premier transfert pacifique de pouvoir depuis l’indépendance, malgré des contestations sur la transparence du scrutin.
Enfin, le 30 décembre 2004, un accord de paix historique a été signé à Ziguinchor entre le gouvernement sénégalais (représenté par le ministre Ousmane Ngom) et le Mouvement des Forces Démocratiques de Casamance (MFDC), dirigé par le regretté Abbé Diamacoune Senghor, marquant une étape majeure pour résoudre le conflit de Casamance, bien que des divisions internes au MFDC aient limité sa portée, avec des factions n’y adhérant pas.
Sf/APA







