Plusieurs événements marquants de l’histoire du continent africain se sont déroulés un 3 novembre, entre jalons politiques, luttes pour la liberté et figures culturelles emblématiques.
Le 3 novembre 1960, l’Assemblée nationales ivoirienne adopte la Constitution de la jeune République, texte fondateur promulgué peu après l’indépendance du 7 août. Ce document consacre la naissance institutionnelle de la Côte d’Ivoire moderne et jette les bases du régime présidentiel instauré par Félix Houphouët-Boigny.
En Afrique du Sud, le 3 novembre 1988, Nelson Mandela, alors hospitalisé et toujours détenu sous le régime de l’apartheid, est informé qu’il peut désormais acheter ses propres vêtements. Ce geste, apparemment mineur, a une forte portée symbolique, traduisant une légère détente dans les conditions de détention du leader historique du Congrès national africain (ANC).
Le 3 novembre 1996 marque la disparition à Bangui de Jean-Bédel Bokassa, ancien président puis empereur autoproclamé de la République centrafricaine. Mort à 75 ans d’une crise cardiaque, Bokassa laisse derrière lui un héritage controversé, mêlant autoritarisme, extravagance impériale et accusations de crimes graves commis durant son règne.
Le 3 novembre 2004, le président sud-africain Thabo Mbeki adresse un message officiel de félicitations à George W. Bush, réélu la veille à la tête des États-Unis. Ce geste diplomatique souligne la volonté de Prétoria de maintenir des relations constructives avec Washington dans le contexte de la coopération internationale post-apartheid.
Enfin, le 3 novembre 2015, l’Afrique du Sud perd l’une de ses grandes voix féministes avec le décès de l’écrivaine et militante Lauretta Ngcobo, à Johannesburg, à l’âge de 84 ans. Son œuvre, notamment And They Didn’t Die, a donné une voix puissante aux femmes opprimées sous l’apartheid et a contribué à inscrire la littérature féminine sud-africaine dans l’histoire du continent.
Sf/APA







