La capture de Samory Touré, le 29 septembre 1898 à Guélémou, dans l’actuelle Côte d’Ivoire, constitue l’un des épisodes majeurs de la conquête française en Afrique de l’Ouest. Le dirigeant du Wassoulou est alors arrêté après plusieurs années de résistance à l’expansion française.
L’arrestation du résistant Samory Touré, le 29 septembre 1898, est menée par les troupes françaises placées sous le commandement du capitaine Henri Gouraud. Au lever du jour, les soldats pénètrent dans le camp de Samory Touré à Guélémou et parviennent à s’emparer de lui sans déclencher de combat général.
Samory Touré avait édifié, à partir des années 1870, un vaste État dans la région du Wassoulou, à cheval sur des territoires correspondant aujourd’hui à la Guinée, au Mali et à la Côte d’Ivoire. Il s’était doté d’une armée organisée, notamment composée des Sofas, et avait progressivement étendu son autorité dans la région.
À partir des années 1880, ses forces affrontent régulièrement l’armée française, qui cherche à étendre son contrôle sur l’intérieur de l’Afrique occidentale. Samory Touré conclut plusieurs accords avec les autorités françaises, tout en poursuivant son expansion et sa résistance militaire.
La progression française finit cependant par réduire son territoire et pousse ses forces vers l’est. En 1898, les opérations françaises s’intensifient et aboutissent à son arrestation à Guélémou, le 29 septembre.
Après sa capture, Samory Touré est conduit à Kayes, dans le Soudan français, puis déporté au Gabon. Il meurt à Ndjolé, le 2 juin 1900, à l’âge de 70 ans.
Sa capture met fin à la résistance organisée autour de son État et constitue un tournant dans l’expansion française dans cette partie de l’Afrique de l’Ouest.
Le 29 septembre 1898 reste ainsi associé à la capture de Samory Touré, l’une des principales figures de la résistance à la conquête coloniale française en Afrique de l’Ouest.
Sf/APA





