Le 24 janvier a été marqué par plusieurs événements majeurs qui ont façonné l’histoire du continent africain, de l’Afrique du Nord à l’Afrique australe, en passant par l’Afrique de l’Ouest et centrale.
En Afrique du Nord, le 24 janvier 914 marque le départ de l’armée fatimide dirigée par Habasa ibn Yusuf depuis Tripoli pour envahir l’Égypte. Cette première tentative d’expansion fatimide s’inscrit dans la stratégie de la dynastie chiite d’Ifriqiya et précède l’établissement du califat au Caire plusieurs décennies plus tard.
En Afrique du Sud, la bataille de Spion Kop, qui s’est déroulée les 23 et 24 janvier 1900, oppose les forces britanniques aux Boers dans le cadre de la Seconde Guerre des Boers. Les forces boers repoussent l’offensive britannique visant à lever le siège de Ladysmith, infligeant une défaite significative aux troupes du Royaume-Uni.
Le 24 et 25 janvier 1933, au Togo, des femmes des marchés de Lomé se mobilisent pour protester contre l’arrestation de responsables du Duawo et contre les taxes imposées par l’administration coloniale française. Cette révolte des femmes constitue un jalon important dans le mouvement indépendantiste togolais.
En Algérie, le 24 janvier 1960 débute la Semaine des barricades à Alger. Des colons européens, opposés à l’annonce par le général Charles de Gaulle du droit à l’autodétermination pour l’Algérie, mènent une insurrection dans le contexte de la guerre d’indépendance.
Le 24 janvier 2019, en République démocratique du Congo, Félix Tshisekedi prête serment comme président de la République, marquant la première alternance pacifique du pouvoir depuis l’indépendance du pays en 1960.
Dans le domaine culturel, l’UNESCO a proclamé en 2019 le 24 janvier Journée mondiale de la culture africaine et afrodescendante, célébrée chaque année pour mettre en valeur la diversité culturelle du continent et de sa diaspora.
Le 24 janvier 2022, le Cameroun est endeuillé par une bousculade mortelle au stade d’Olembe, à Yaoundé, survenue à l’entrée du stade lors d’un match de la Coupe d’Afrique des nations, causant au moins huit décès.
À la même date, au Burkina Faso, l’armée annonce le renversement du président Roch Marc Christian Kaboré, suite à une mutinerie déclenchée la veille. Le coup d’État est conduit par le lieutenant-colonel Paul-Henri Sandaogo Damiba, invoquant la dégradation de la situation sécuritaire liée aux violences jihadistes.
Sf/APA







