Les Nations Unies ont averti que 48,5 millions de personnes pourraient avoir besoin d’une assistance humanitaire en Afrique de l’Est en 2026, en raison de la combinaison des conflits, des déplacements de populations, des chocs climatiques, des épidémies et de l’aggravation de l’insécurité alimentaire.
Selon le Bureau de la coordination des affaires humanitaires (OCHA), la situation humanitaire en Afrique de l’Est s’est détériorée au deuxième trimestre de l’année. Près de 40,5 millions de personnes souffrent désormais d’une faim sévère, soit 1,6 million de plus qu’au trimestre précédent.
L’agence onusienne souligne que les hausses les plus marquées de l’insécurité alimentaire ont été enregistrées au Soudan du Sud, au Kenya, au Soudan et en Tanzanie. Elle attribue cette dégradation à la persistance des conflits, aux effets des phénomènes climatiques extrêmes ainsi qu’aux conséquences économiques des tensions au Moyen-Orient, qui alimentent la hausse des prix du carburant, des transports et des produits alimentaires tout en perturbant les chaînes d’approvisionnement.
L’OCHA relève également une aggravation des déplacements forcés. La population réfugiée dans la région est passée de 5,9 à 6 millions de personnes, principalement en raison de nouveaux mouvements vers le Soudan du Sud, l’Ouganda et le Kenya. Au Burundi, les aléas climatiques ont contraint près de 13 000 personnes à quitter leur domicile.
Sur le plan sanitaire, l’organisation met en garde contre un risque élevé de propagation régionale de l’épidémie d’Ebola qui sévit en République démocratique du Congo (RDC).
« Bien que l’épidémie d’Ebola reste concentrée en RDC, le risque de propagation régionale demeure élevé », indique l’OCHA dans son dernier rapport humanitaire.
L’agence fait également état d’une forte recrudescence d’autres maladies. Les cas de choléra ont plus que doublé au deuxième trimestre pour atteindre 12 400 cas, tandis que 457 foyers de peste porcine africaine ont été signalés dans des zones affectées par les déplacements de populations et les inondations.
Face à cette accumulation de crises, l’OCHA appelle à un renforcement rapide de l’aide humanitaire afin d’éviter une aggravation de la situation dans une région confrontée à des besoins croissants.
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