Le 20 mai occupe une place significative dans l’histoire africaine contemporaine, marqué principalement par des tournants politiques majeurs de l’après-indépendance, ainsi que par quelques épisodes de la conquête coloniale en Afrique de l’Ouest et des événements liés aux luttes de libération.
Le 20 mai 1972, les Camerounais approuvent par référendum la transformation de l’État fédéral en État unitaire, mettant fin au système instauré après la réunification des parties anglophone et francophone du pays. Cette réforme constitutionnelle, portée sous la présidence d’Ahmadou Ahidjo, donne naissance à la République unie du Cameroun. Depuis lors, cette date est célébrée comme la Journée de l’unité nationale, marquée chaque année par des défilés civils et militaires à travers le pays.
Le 20 mai 1967, en République démocratique du Congo (RDC) dirigée par Mobutu Sese Seko, est créé le Mouvement populaire de la Révolution (MPR). Ce parti unique devient progressivement l’ossature du régime, intégrant les principales structures politiques et sociales du pays dans un système de parti-État, au cœur de la doctrine de l’« authenticité » zaïroise.
Le 20 mai 1961, la Mauritanie adopte sa première Constitution, établissant un régime présidentiel et consolidant les institutions de la jeune République islamique, dirigée par Mokhtar Ould Daddah, au lendemain de l’indépendance obtenue en 1960.
Le 20 mai 1983, en Afrique du Sud, une voiture piégée explose à Prétoria, visant des installations militaires. L’attentat, attribué à l’aile armée du Congrès national africain (ANC), fait de nombreuses victimes et s’inscrit dans la phase d’intensification de la lutte armée contre le régime d’apartheid.
Le 20 mai 2007, le Maroc perd Driss Benzekri, ancien militant de gauche devenu figure de la justice transitionnelle et président de l’Instance Équité et Réconciliation.
Sf/APA







