Le président-directeur général de Sophia Immobilier, Touré Ahmed Bouah, a procédé ce jeudi 5 novembre 2026 à la dédicace d’une impressionnante collection de 84 ouvrages, au sein desquels il décline sa vision d’une gouvernance territoriale efficiente, rigoureuse et axée sur le long terme.
L’opérateur économique a consacré de nombreuses années de sa vie à concevoir le projet « Akwaba City », une ville nouvelle d’envergure pensée en partenariat avec l’État ivoirien. Bien qu’il se dise aujourd’hui désespéré par le fait que cette cité n’ait pu voir le jour en raison de multiples facteurs, l’homme d’affaires refuse de baisser les bras.
Il place désormais sa foi dans la puissance des mots pour léguer son expertise. « Il y a des livres que l’on écrit pour empêcher une expérience de mourir avec celui qui l’a vécue », confie-t-il pour expliquer sa démarche de transmission.
Former les consciences de demain
À travers ses écrits, l’essayiste poursuit trois objectifs cardinaux : favoriser une meilleure gestion de l’espace urbain, éclairer les décideurs politiques et économiques, et former les futures compétences capables de faire vivre les institutions, lançant ainsi le cri d’alarme d’un expert qui prône la nécessité de penser la ville avant de la bâtir.
Pour Touré Ahmed Bouah, l’anarchie urbaine est le fruit d’un manque cruel d’anticipation. Sa doctrine est limpide : une ville doit impérativement se préparer et intégrer toutes les commodités avant de sortir de terre. Il cite à ce titre le contre-exemple de la commune d’Anyama qui, malgré l’implantation d’infrastructures modernes majeures, reste dépourvue d’un plan d’urbanisme « cohérent et harmonieux ».
En interpellant les dirigeants et les populations sur les causes et les conséquences de l’urbanisation sauvage, l’auteur souhaite épargner à la Côte d’Ivoire le spectre des inondations chroniques subies par plusieurs communes à la moindre averse.
« Le territoire rend nos décisions visibles. Il montre ce que nous avons prévu. Il révèle ce que nous avons oublié. Il expose ce que nous avons toléré », prévient-il avec gravité, lors d’une dédicace de ses ouvrages qui déclinent en trame de fond sa vision d’une gouvernance territoriale efficiente.
Un plaidoyer pour la transparence foncière et l’aide à la décision
L’auteur n’hésite pas à pointer du doigt la lenteur administrative, génératrice d’immenses dysfonctionnements. Sur l’épineuse question foncière, il réclame une clarification totale des processus : le citoyen doit comprendre ses démarches, l’investisseur doit connaître les conditions de son intervention, les communautés doivent maîtriser leurs droits et devoirs, et l’administration doit motiver ses décisions de manière accessible et vérifiable.
Se positionnant comme une force de proposition, Touré Ahmed Bouah conçoit ses productions littéraires comme des outils d’aide à la décision pour l’élite gouvernante. Il a d’ailleurs consacré des écrits aux présidents successifs de la Côte d’Ivoire ainsi qu’à de grandes figures politiques afin d’apporter un éclairage inédit sur leur gestion. « Le pouvoir a besoin d’une parole qui l’aide à voir », martèle-t-il, désireux de faire remonter les réalités du terrain.
Parmi la vaste panoplie d’ouvrages présentés au grand public figurent des titres évocateurs tels que « Blessures et dettes d’un bâtisseur », « L’art de diriger » ou encore « La guerre silencieuse du foncier ». À travers cette œuvre titanesque, l’expert espère susciter la naissance d’une nouvelle génération de gestionnaires imprégnés des valeurs de bonne gouvernance territoriale.
« Le fil de mon engagement est le même : rendre l’avenir plus habitable. J’écris pour que la terre rassemble. J’écris pour que la décision publique voie plus loin. J’écris pour que la connaissance forme des consciences capables de servir », a conclu le bâtisseur-écrivain.
AP/APA





