Le 16 avril apparaît comme une date ponctuée d’événements significatifs dans l’histoire africaine, marquée à la fois par des dynamiques de lutte politique, de mobilisation sociale et de coopération continentale.
Le fait le plus solidement établi reste l’adoption du Manifeste de Lusaka le 16 avril 1969, à l’issue d’un sommet des dirigeants d’Afrique de l’Est et centrale en Zambie. Ce texte constitue un tournant diplomatique majeur, en affirmant une position commune contre l’apartheid, le colonialisme et la domination raciale en Afrique australe, tout en soutenant les mouvements de libération.
Dans le prolongement des luttes anti-apartheid, le 16 avril 1962, une manifestation dite « Africa Day protest » est organisée au Cap. Des femmes sud-africaines y dénoncent l’oppression raciale et expriment leur solidarité avec les pays africains en voie d’indépendance, illustrant l’ancrage populaire de la contestation contre le régime ségrégationniste.
Plus récemment, le 16 avril 2019 s’inscrit dans la séquence révolutionnaire soudanaise. Des mobilisations massives se poursuivent dans le pays après la chute d’Omar el-Béchir, avec des manifestants exigeant la mise en place d’un pouvoir civil, ouvrant la voie à une transition politique fragile mais historique .
Enfin, sur le registre international, le 16 avril 2024 correspond à l’ouverture d’une session du Forum permanent des personnes d’ascendance africaine à Genève, consacrée aux questions de justice réparatrice, de racisme systémique et de développement durable, témoignant de la structuration croissante des enjeux diasporiques à l’échelle globale.
Sf/APA







