Le Caire et Paris ont signé une déclaration d’intention destinée à approfondir leur coopération migratoire, par une approche associant développement, formation et lutte contre les causes profondes de la migration irrégulière.
L’Égypte et la France ont signé une déclaration d’intention visant à renforcer leur coopération en matière de migration, vers une nouvelle étape dans leur partenariat stratégique, selon un communiqué du ministère égyptien des Affaires étrangères.
Le texte prévoit une approche globale de la gestion des migrations, articulée autour du développement, de la formation et de la lutte contre les facteurs économiques et sociaux à l’origine des déplacements irréguliers.
Le ministre égyptien des Affaires étrangères, Badr Abdelatty, a indiqué que cette déclaration « ouvre de nouvelles perspectives de coopération » en dépassant une approche centrée sur le contrôle des frontières ou le retour des migrants en situation irrégulière.
Selon lui, elle vise également à traiter les causes profondes des migrations à travers des actions dans les domaines du développement économique, de l’enseignement supérieur, de la formation professionnelle et du renforcement des compétences.
Le chef de la diplomatie égyptienne a souligné que cette initiative s’inscrit dans le prolongement du partenariat stratégique conclu entre les deux pays en avril 2025, lors de la visite en Égypte du président français Emmanuel Macron. À cette occasion, Le Caire et Paris avaient convenu de privilégier une réponse globale au phénomène migratoire, combinant coopération sécuritaire et soutien au développement.
Badr Abdelatty a également rappelé que l’Égypte accueille un nombre important de réfugiés et de demandeurs d’asile, une situation qui exerce, selon lui, une forte pression sur les ressources nationales et les services publics. Il a mis en avant les résultats de la stratégie égyptienne de lutte contre la migration irrégulière et le trafic de migrants, affirmant qu’aucune embarcation transportant des migrants clandestins n’avait quitté les côtes égyptiennes à destination de l’Europe ces dernières années.
Pays de transit entre l’Afrique, le Moyen-Orient et l’Europe, l’Égypte s’est dotée en 2016 d’une loi consacrée à la lutte contre la migration irrégulière et le trafic de migrants, parmi les premières adoptées dans la région Moyen-Orient et Afrique du Nord.
Depuis 2014, la Commission nationale de coordination pour la lutte et la prévention de la migration irrégulière et de la traite des êtres humains est chargée de mettre en œuvre la stratégie nationale 2016-2026 dans ce domaine. Cette nouvelle déclaration d’intention traduit la volonté des deux pays d’élargir leur coopération afin d’apporter une réponse durable aux défis migratoires.
MK/AK/Sf/APA







