L’Agence internationale de l’énergie (AIE) identifie le Maroc parmi les principaux pays africains associés à la progression des investissements dans les minerais critiques, tout en soulignant la réévaluation par le Royaume de son projet d’infrastructures d’importation de gaz naturel liquéfié (GNL).
Le Maroc figure parmi les pays africains les plus directement mentionnés dans le rapport World Energy Investment 2026 de l’Agence internationale de l’énergie (AIE), qui met en évidence l’essor des investissements mondiaux dans les minerais critiques et les transformations en cours sur le marché du gaz naturel liquéfié. Selon l’AIE, plus de 90% de la croissance des nouveaux investissements miniers africains s’est concentrée sur le cuivre, notamment en République démocratique du Congo (RDC), au Maroc et en Zambie.
L’institution souligne que la part de l’Afrique dans les investissements mondiaux consacrés aux minerais critiques est passée de 14% à 19% au cours de la dernière décennie, tandis que les dépenses minières dans les nouveaux projets ont doublé entre 2016 et 2024. Cette évolution accompagne une accélération plus large des investissements dans les technologies énergétiques propres, évalués à 2 200 milliards de dollars en 2026.
Le rapport relève également que les investissements africains dans le raffinage des minerais critiques ont atteint 2,5 milliards de dollars en 2024. L’AIE considère que ces ressources occupent une place stratégique dans les chaînes de valeur liées aux batteries, aux réseaux électriques, aux véhicules électriques et aux infrastructures numériques.
Parallèlement, le Maroc apparaît dans les développements liés au commerce mondial du GNL. L’AIE indique que de nouveaux terminaux d’importation sont en cours de développement dans plusieurs pays, dont le Maroc et l’Afrique du Sud, alors que les capacités mondiales d’exportation de GNL devraient augmenter d’environ 290 milliards de mètres cubes entre 2025 et 2030.
L’agence ajoute toutefois que le Royaume a reporté la procédure d’acquisition de ses infrastructures d’importation de GNL, estimée à un milliard de dollars, dans le cadre d’une réévaluation de ses besoins gaziers à long terme. Cette décision intervient au moment où les investissements mondiaux dans l’approvisionnement pétrolier et gazier sont estimés à environ 570 milliards de dollars en 2026.
L’AIE rappelle enfin que l’Afrique ne capte qu’environ 2% des investissements énergétiques mondiaux malgré son poids démographique. Dans ce contexte, le Maroc est présenté comme l’un des pôles africains associés à la montée des minerais critiques et comme un acteur engagé dans l’adaptation de sa stratégie gazière aux nouvelles dynamiques du marché mondial de l’énergie.
MK/AK/Sf/APA







