La capitale économique du Maroc, Casablanca, accueille cette semaine LOGITERRE 2025, Forum et Salon international de la mobilité, du transport et de la logistique, réunissant plus de quarante pays autour d’un objectif : repenser la connectivité africaine à travers la durabilité, la décarbonation et la coopération régionale.
Organisé à Casablanca conjointement par l’Union africaine des organisations du transport et de la logistique (UAOTL) et l’AMTRI-Maroc, en partenariat avec le ministère marocain des Transports et de la Logistique, le forum LOGITERRE 2025 ambitionne de transformer les discussions politiques en initiatives concrètes. Selon les organisateurs, il s’agit de faire de la logistique « un moteur stratégique de la croissance, de l’intégration continentale et de la durabilité ».
Dans son discours d’ouverture, Mustapha Chaoune, président de l’UAOTL, a qualifié LOGITERRE de « plateforme d’intelligence collective », conçue non seulement comme une exposition, mais aussi comme « un espace de travail pour des solutions pratiques ». Il a plaidé pour « une Afrique qui circule, se connecte et avance ensemble ».
Les premières discussions ont mis en lumière l’expérience marocaine en matière d’infrastructures logistiques. Tanger Med, Nador West Med et le futur port Atlantique de Dakhla ont été cités comme des exemples de planification stratégique au service de la compétitivité. Le réseau autoroutier national de 1 800 km et l’expansion des zones logistiques régionales renforcent la position du Maroc comme passerelle entre l’Europe, l’Afrique et l’Atlantique.
L’ambassadeur Mohammed Arrouchi, représentant permanent du Royaume auprès de l’Union africaine et de la CEA, a rattaché cette dynamique à « l’Initiative royale atlantique », qui vise à intégrer les pays du Sahel et de l’Atlantique dans des corridors de développement partagés. « L’Afrique ne doit plus être perçue comme une périphérie », a-t-il déclaré. « Elle doit devenir un nouveau pôle de prospérité et de coopération. »
Lors d’une table ronde consacrée à l’harmonisation logistique et réglementaire, Philippe Richard, conseiller auprès de l’Union internationale des transports routiers, a insisté sur la nécessité de procédures unifiées au-delà des frontières.
« Nous ne transportons pas uniquement pour le transport », a-t-il rappelé. « Nous transportons pour améliorer la vie des populations. »
LOGITERRE 2025 se poursuit jusqu’à la fin de la semaine avec des sessions consacrées à la connectivité interafricaine, au commerce maritime, au financement des infrastructures et aux corridors logistiques du futur. Casablanca se positionne ainsi comme un symbole d’unité africaine autour d’une ambition commune : bâtir un écosystème logistique moderne, durable et intégré au service du développement continental.
MK/Sf/APA







