Le gouvernement d’union nationale libyen a officialisé un partenariat international majeur pour développer le terminal portuaire de la zone franche de Misrata, présenté comme un levier clé pour repositionner le pays sur les grandes routes du commerce maritime.
Le Gouvernement d’union nationale (GUN) libyen a signé dimanche à Misrata un accord de partenariat stratégique d’un montant de 2,7 milliards de dollars, destiné au développement, à l’exploitation et à l’extension du terminal portuaire de la zone franche de Misrata, a annoncé la plateforme officielle Hakomitna. La cérémonie s’est tenue sous le patronage du Premier ministre libyen, Abdul Hamid Dbeibeh, en présence du Premier ministre et ministre des Affaires étrangères du Qatar, Mohammed bin Abdulrahman bin Jassim Al Thani, et du vice-Premier ministre et ministre italien des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Antonio Tajani.
Selon Hakomitna, cet accord s’inscrit dans la stratégie du GNU visant à renforcer la coopération économique internationale, à attirer les investissements directs étrangers et à promouvoir des projets structurants à fort impact sur l’économie nationale. Le partenariat réunit des entreprises qataries, italiennes et suisses, sous la direction du groupe italien MSC, acteur majeur du transport maritime et de la logistique à l’échelle mondiale.
Le projet prévoit une extension significative des capacités du port de Misrata, avec un objectif annoncé de 4 millions de conteneurs traités par an. Les autorités libyennes estiment que cette montée en puissance permettra de consolider la position de la Libye comme plateforme logistique régionale au cœur des chaînes d’approvisionnement mondiales et du commerce international, en s’appuyant sur la situation géographique stratégique du pays en Méditerranée.
Le Premier ministre Abdul Hamid Dbeibeh a souligné que le projet sera financé exclusivement par des investissements directs étrangers, dans le cadre d’accords clairs de développement et d’exploitation.
« Ce partenariat garantit la réalisation du projet sans imposer de charges supplémentaires au budget de l’État », a-t-il déclaré, y voyant une illustration de l’approche gouvernementale axée sur l’attraction d’investissements productifs, le développement des infrastructures et la maximisation des retombées économiques.
D’après les chiffres communiqués par Hakomitna, le projet devrait générer des recettes d’exploitation annuelles pouvant atteindre 600 millions de dollars. Il est également présenté comme un important gisement d’emplois, avec la création annoncée de 8 400 postes directs et d’environ 62 000 emplois indirects, notamment dans les secteurs de la logistique, des services portuaires et des activités connexes.
Les autorités libyennes précisent que cet accord s’inscrit dans une démarche plus large de renforcement des partenariats économiques internationaux et de développement des secteurs des transports, de l’énergie et des services. Le GUN affirme que ces projets visent à soutenir la stabilité économique, stimuler la croissance et répondre aux priorités de développement au bénéfice de la population libyenne.
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