Le bureau du procureur général de Libye a fait état de la réception des résultats préliminaires des mesures engagées pour traiter les dysfonctionnements liés aux importations de carburant. Dans un communiqué officiel, il a confirmé que des poursuites judiciaires publiques ont été déclenchées à l’encontre des personnes impliquées dans les perturbations ayant affecté ce dossier, en lien avec une mauvaise gestion de fonds publics destinés à l’approvisionnement énergétique du pays.
Les investigations ont mis en lumière le recours à des méthodes contractuelles qualifiées d’inappropriées, notamment des accords de troc de pétrole brut et la conclusion de contrats d’approvisionnement au comptant. Selon le parquet, ces pratiques ne respectaient ni les exigences de contrôle financier ni l’intérêt général. Les enquêtes ont également révélé l’importation de carburant auprès d’entreprises non productrices, assortie du paiement de surprimes élevées pour des produits ne répondant pas aux normes techniques en vigueur en Libye.
Face à ces constats, le bureau du procureur général a officiellement sommé la National Oil Corporation (NOC) de mettre en œuvre des mesures correctives. Celles-ci incluent le recours systématique à des appels d’offres publics afin de renforcer la transparence, ainsi que la conclusion de contrats d’approvisionnement à durée déterminée au cours de l’année 2026. Le parquet précise que la NOC a répondu à ces injonctions et a entamé l’application des recommandations formulées.
Selon les résultats communiqués des premiers appels d’offres, les primes appliquées aux importations de carburant ont enregistré une baisse significative. Elles sont passées d’environ 80 dollars la tonne métrique à 1 dollar pour le diesel, et à moins de 1 dollar pour l’essence. Le bureau du procureur général estime que cette évolution devrait entraîner une réduction substantielle des coûts d’importation et générer des économies se chiffrant en milliards de dinars pour les finances publiques.
Dans le cadre de la procédure, le parquet a confirmé avoir interrogé le président du comité des contrats d’approvisionnement en carburant de la National Oil Corporation. À ce stade, aucune condamnation n’a toutefois été annoncée concernant les responsables des mécanismes ayant conduit au gaspillage de fonds publics, les investigations judiciaires se poursuivant conformément aux procédures en vigueur.
Cette affaire intervient dans un contexte de vigilance accrue des autorités libyennes sur la gestion des ressources énergétiques et financières du pays, alors que les importations de carburant constituent un poste stratégique et sensible pour l’économie nationale et la stabilité de l’approvisionnement intérieur.
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