L’ancien ministre burkinabè de l’Éducation nationale, Lionel Bilgo, et son co-prévenu, Vincent De Paul Kaboré, ont bénéficié mercredi d’une liberté provisoire sous caution de 20 millions de francs CFA chacun, selon la presse locale.
Les deux hommes, qui étaient détenus depuis le 28 août à la Maison d’arrêt et de correction de Bobo-Dioulasso, dans l’ouest du Burkina Faso, sont poursuivis pour plusieurs infractions liées à la promotion immobilière et au blanchiment de capitaux.
Selon nos informations, chacun des deux prévenus a versé une caution de 20 millions de FCFA pour bénéficier de cette mesure de liberté provisoire.
Le parquet leur reproche notamment l’exercice illégal d’activités de promotion immobilière, la publicité foncière sans autorisation préalable et le blanchiment de capitaux.
Les conditions précises de leur remise en liberté, ainsi que les éventuelles restrictions qui leur sont imposées, n’étaient pas précisées dans les informations disponibles mercredi.
La liberté provisoire sous caution ne constitue pas une décision sur le fond de l’affaire et ne signifie pas que les poursuites judiciaires sont abandonnées. Les deux prévenus restent présumés innocents jusqu’à une éventuelle condamnation définitive.
Lionel Bilgo a occupé le poste de ministre de l’Éducation nationale, de l’Alphabétisation et de la Promotion des langues nationales au Burkina Faso. Sa mise en cause intervient dans un contexte de surveillance accrue des activités immobilières et des opérations financières dans le pays.
Les suites judiciaires de cette affaire restent attendues.
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