Le Conseil d’affaires Mali-Maroc a présenté ses priorités aux autorités maliennes, trois mois après sa relance officielle. Il prévoit de multiplier les contacts entre entreprises et de favoriser des investissements dans les deux pays.
Reçue mardi 13 octobre par le ministre malien de l’Industrie et du Commerce, Moussa Alassane Diallo, une délégation du Conseil d’affaires Mali-Maroc a exposé les activités envisagées pour rapprocher les opérateurs économiques.
La délégation était conduite par Sory Ibrahima Maïga, coprésident du Conseil pour la partie malienne. Les discussions ont porté sur la circulation de l’information économique, la facilitation des échanges, l’organisation de rencontres professionnelles et la recherche de partenaires pour les entreprises.
Le Conseil d’affaires a été officiellement relancé le 23 juillet à Bamako par un protocole d’accord entre le Conseil national du patronat du Mali et la Confédération générale des entreprises du Maroc. Il est coprésidé par Sory Ibrahima Maïga et l’entrepreneur marocain Moncef Ziani.
Sa relance était intervenue lors du Forum d’affaires Mali-Maroc, organisé en marge de la quatrième session de la Grande Commission mixte de coopération. Cette session avait abouti à la signature de 21 accords dans des domaines comprenant l’agriculture, l’eau, les énergies renouvelables, la santé, l’enseignement supérieur et la formation professionnelle.
Les échanges commerciaux sont principalement alimentés par les ventes marocaines au Mali. En 2024, celles-ci ont atteint 171,89 millions de dollars, tandis que les exportations maliennes vers le Royaume se sont établies à 3,93 millions de dollars, selon les données Comtrade.
Les entreprises marocaines sont déjà présentes au Mali dans plusieurs secteurs, notamment les banques, les télécommunications, les assurances, le ciment et l’immobilier. Le Conseil veut désormais faciliter l’émergence de nouveaux partenariats et accompagner les opérateurs intéressés par les deux marchés. La réunion de Bamako a principalement servi à définir ses champs d’intervention après sa relance institutionnelle de juillet.
MD/te/APA





