La Chambre Consulaire régionale de l’UEMOA (CCR-UEMOA) a réaffirmé vendredi à Dakar son ambition de contribuer à la construction d’un espace économique intégré, compétitif, solidaire et prospère au service des populations de l’Union, à l’ouverture de la 5ᵉ édition du Salon international des produits et services d’Afrique et de ses Outre-mer (PSAO).
Organisé du 10 au 12 juillet dans la capitale sénégalaise sur le thème : « Bâtir une Afrique compétitive, innovante, industrielle et capable de transformer localement ses richesses afin de créer davantage de valeur et d’emplois », le PSAO réunit des institutions publiques, des chambres consulaires, des entreprises, des investisseurs ainsi que des représentants de la diaspora autour des enjeux de l’intégration économique et du commerce intra-africain.
Représentant la présidente de la CCR-UEMOA, Hélène N’Zolani-Embadu, à cette 5e édition du salon, la directrice générale de l’institution, Marietou Coulibaly, a rappelé que Dakar occupe une place particulière dans l’histoire de l’intégration ouest-africaine, la ville ayant accueilli, le 10 janvier 1994, la signature du traité instituant l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA).
« Plus de trente ans après, notre ambition demeure intacte : construire un espace économique intégré, compétitif, solidaire et prospère au service de nos populations », a-t-elle déclaré.
Selon Mme Coulibaly, la Chambre consulaire régionale de l’UEMOA entend poursuivre sa mission de représentation du secteur privé communautaire en renforçant le dialogue entre les opérateurs économiques et les pouvoirs publics, tout en proposant des réformes destinées à améliorer durablement le climat des affaires.
Elle a souligné que le PSAO constitue un outil stratégique pour accompagner cette ambition, en offrant une visibilité internationale aux entreprises africaines, en favorisant les investissements, et en développant les échanges commerciaux entre les pays africains et leurs diasporas.
« Plus qu’un simple salon, il représente un véritable espace de construction de l’Afrique économique que nous appelons de nos vœux », a-t-elle ajouté.
Prenant la parole au nom de l’Union nationale des chambres de commerce, Abraham Mbaye a présenté le PSAO comme une vitrine du savoir-faire africain et un instrument de promotion de l’innovation, de l’entrepreneuriat et de la coopération économique entre l’Afrique et le reste du monde.
Il a estimé que les défis actuels imposent aux économies africaines de renforcer leurs capacités de production, de transformation et d’innovation afin de créer davantage d’opportunités pour les jeunes et les femmes, tout en accélérant l’intégration économique du continent dans le cadre de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf).
Le directeur de la Formation professionnelle, Mamadou Guèye, a, pour sa part, insisté sur la nécessité de faire de l’intégration régionale un levier de transformation industrielle. Rappelant que la ZLECAf ouvre un marché de plus de 1,3 milliard de consommateurs, il a plaidé pour des entreprises africaines mieux structurées, plus innovantes, mieux financées et davantage intégrées aux chaînes de valeur régionales.
« L’avenir économique de notre continent dépendra moins de nos ressources naturelles que de notre capacité à collaborer, à produire, à transformer et à commercer davantage entre Africains », a-t-il affirmé.
Procédant à l’ouverture officielle de la manifestation au nom du ministre sénégalais de l’Industrie et du Commerce, Jules Diouf a rappelé que le PSAO est devenu une plateforme stratégique de promotion des produits, des services et des opportunités d’investissement en Afrique.
Il a indiqué que cette initiative s’inscrit dans la dynamique de transformation économique du continent fondée sur l’industrialisation, la valorisation locale des ressources, l’innovation et le développement du commerce intra-africain.
Le représentant du ministre a également réaffirmé l’engagement du gouvernement sénégalais, dans le cadre de la Vision Sénégal 2050, à faire de l’industrialisation, du développement du secteur privé, de la promotion des exportations et du renforcement de la compétitivité des entreprises des priorités nationales.
« Notre ambition est de faire du Sénégal une plateforme industrielle et commerciale de référence en Afrique de l’Ouest », a-t-il déclaré, avant de souhaiter que cette cinquième édition favorise la conclusion de nouveaux accords commerciaux et de projets structurants.
Le Salon international des produits et services d’Afrique et de ses Outre-mer se poursuit jusqu’au 12 juillet à Dakar.
TE/Sf/APA







