La Commission de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) réaffirme son engagement en faveur d’une participation accrue et significative des jeunes à la gouvernance démocratique, à travers une conférence régionale organisée du 8 au 10 septembre 2026 à Dakar.
La rencontre, initiée par la Direction des Affaires politiques de la Commission de la CEDEAO en collaboration avec LEGIS360, une organisation de jeunes engagée dans la défense des droits, le développement et la sensibilisation du public, constitue la première édition de la Conférence des jeunes d’Afrique de l’Ouest sur la démocratie.
Placée sous le thème « Du militantisme à l’accession au pouvoir : réévaluer l’inclusion politique des jeunes en Afrique de l’Ouest et faire progresser un agenda régional pour la gouvernance démocratique », la conférence entend créer un espace de dialogue de haut niveau entre les jeunes, les institutions publiques, les organisations de la société civile et les autres acteurs de la gouvernance.
Les participants doivent notamment évaluer les progrès enregistrés dans l’inclusion politique des jeunes, identifier les obstacles persistants à leur participation et formuler des propositions de réformes politiques et institutionnelles fondées sur des données probantes.
L’objectif est de favoriser une participation qui dépasse le simple militantisme ou la mobilisation électorale, afin de permettre aux jeunes d’accéder davantage aux espaces de décision et d’exercer une influence directe sur les politiques publiques.
Cette initiative s’inscrit dans la dynamique engagée par la CEDEAO pour renforcer la participation des jeunes à la gouvernance. En mai 2025, l’organisation avait déjà tenu à Accra une conférence régionale consacrée à la participation durable des jeunes, soulignant leur rôle essentiel dans la consolidation de la démocratie et du développement inclusif.
La CEDEAO estime notamment que les jeunes constituent une part importante de l’électorat dans ses États membres, alors que leur représentation dans les instances politiques et décisionnelles demeure insuffisante. Elle appelle ainsi les gouvernements à renforcer les mécanismes d’autonomisation et d’inclusion des jeunes, ainsi que ceux favorisant la participation des jeunes femmes à la vie politique.
Cette orientation figure également dans les politiques régionales de la CEDEAO, qui prévoient notamment d’associer les jeunes à la conception, à la mise en œuvre et à l’évaluation des politiques qui les concernent, tout en encourageant les réformes juridiques destinées à faciliter leur participation politique.
En février 2026, la Commission avait par ailleurs mobilisé des experts des États membres autour de réformes destinées à renforcer la participation politique et le leadership des femmes et des jeunes à l’horizon 2035. Cette démarche prévoit notamment l’élaboration d’un cadre régional et d’une loi-type ou d’un guide susceptible d’appuyer les réformes nationales.
À Dakar, la conférence des jeunes doit ainsi contribuer à transformer ces orientations en propositions concrètes, avec l’ambition de faire de la jeunesse un acteur à part entière de la gouvernance démocratique et de l’avenir institutionnel de l’Afrique de l’Ouest.
TE/APA





