Le ministre d’État nigérian aux Affaires étrangères, l’ambassadeur Sola Enikanolaiye, a appelé les acteurs économiques locaux à intensifier leur présence au sein du Schéma de libéralisation des échanges de la Cédéao (SLEC).
S’exprimant lundi à Lokoja lors d’un atelier de sensibilisation dédié aux entreprises de la zone Centre-Nord, le diplomate a souligné que cet outil clé de l’intégration sous-régionale reste sous-exploité par la première puissance économique du continent. Organisé en collaboration avec le gouvernement de l’État de Kogi, cet événement vise à lever le déficit d’information qui freine la compétitivité des produits nationaux à l’échelle ouest-africaine.
Le SLEC offre un accès en franchise de droits de douane et sans contingentement aux marchandises agréées au sein de l’espace communautaire. Or, malgré l’enregistrement de 3 500 entreprises et 20 000 produits nigérians dans ce dispositif, M. Enikanolaiye estime que ces volumes ne reflètent pas le potentiel réel du pays.
Cette offensive d’information s’inscrit directement dans la feuille de route économique du président Bola Tinubu. En promouvant les exportations hors pétrole et le label « Made in Nigeria », Abuja entend faire du commerce sous-régional un levier clé de la politique « Nigeria First », tout en renforçant la stabilité et la coopération en Afrique de l’Ouest.
GIK/fss/te/APA





