Le PLF 2027 algérien prévoit la reconduction jusqu’au 31 décembre 2029 de l’exonération de la TVA applicable aux opérations d’importation et de vente de légumineuses, ainsi qu’à la vente de fruits et légumes frais, d’oeufs de consommation, de poulet de chair et de dinde produits localement.
Le ministre algérien des Finances, Mohamed Lamine Lebbou, a présenté lundi devant les députés le projet de loi de finances (PLF) pour 2027, qui prévoit une croissance économique de 4,2 % et un déficit budgétaire de 8 631 milliards de dinars (environ 63,3 milliards de dollars), selon le texte exposé à l’Assemblée populaire nationale (APN).
Les recettes budgétaires sont estimées à 9 251,1 milliards de dinars, tandis que les dépenses sont fixées à 17 882,6 milliards de dinars en crédits de paiement, soit l’équivalent de 132 milliards de dollars. Le budget est calculé sur la base d’un prix fiscal du baril de pétrole à 60 dollars et d’un prix de marché à 70 dollars.
Le ministre a indiqué que le texte, élaboré malgré «un contexte international difficile marqué par la persistance de l’incertitude géopolitique, des pressions inflationnistes et des fluctuations des marchés de l’énergie», comporte plusieurs dispositions visant à stimuler l’économie nationale, renforcer sa diversification et améliorer le cadre de vie des citoyens.
Parmi les mesures destinées à soutenir l’investissement, M. Lebbou a cité la réorganisation du cadre institutionnel du secteur autour de trois organismes : l’Agence algérienne de promotion de l’investissement (Aapi), le Conseil national de l’investissement (CNI) et le Guichet unique de l’investissement. Sur le plan fiscal, le texte rend obligatoires la déclaration et le paiement à distance pour les contribuables soumis à l’impôt forfaitaire unique (IFU).
Le PLF prévoit également la reconduction jusqu’au 31 décembre 2029 de l’exonération de la TVA applicable aux importations et ventes de légumineuses, ainsi qu’à la vente de fruits et légumes frais, d’œufs de consommation, de poulet de chair et de dinde produits localement. Les dépenses de transferts sociaux s’élèvent à 4 356,64 milliards de dinars en autorisations d’engagement et à 4 415,35 milliards de dinars en crédits de paiement.
Le texte anticipe une hausse du ratio de dette publique par rapport au PIB, estimé à 60,4 % (contre près de 53,2 % en 2026), avec une trajectoire projetée vers 75,4 % à l’horizon 2030 si les déséquilibres persistent.
La commission des finances et du budget de l’APN a introduit six nouveaux articles, portant notamment sur la fiscalité, la gestion douanière, le foncier économique, le retour des Algériens établis à l’étranger et la régularisation des constructions. Les débats se poursuivront durant trois jours, le vote du PLF 2027 étant prévu le 16 novembre en séance plénière.
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