Les autorités seychelloises et l’Église catholique ont décidé de renforcer leur collaboration afin de faire face aux principaux défis sociaux du pays, notamment la vulnérabilité des jeunes, la toxicomanie et les grossesses précoces.
Les enjeux sociauxont été au cœur d’une rencontre tenue mardi à la State House entre le président Patrick Herminie et le nouvel évêque de Port Victoria, Monseigneur Landry Philippe Rasamison.
Le chef de l’État a salué cette dynamique de coopération, soulignant l’importance du rôle de l’Église dans l’accompagnement moral et spirituel, particulièrement dans un contexte marqué par de profondes mutations sociales. Il a également mis en avant l’implication croissante des jeunes dans les activités religieuses, estimant qu’ils doivent être davantage encadrés, écoutés et soutenus pour garantir l’avenir des institutions.
De son côté, Monseigneur Rasamison a remercié le président pour son soutien, notamment sa présence lors de son ordination épiscopale, y voyant le signe d’un dialogue constructif et durable entre l’Église et l’État.
Les deux parties ont insisté sur la nécessité d’apporter des réponses coordonnées et pérennes aux problématiques urgentes telles que la toxicomanie et les grossesses adolescentes. Le président Herminie a par ailleurs évoqué l’impact des traumatismes transgénérationnels dans la société seychelloise, appelant à poursuivre les efforts de guérison collective.
Il a également souligné que l’État et l’Église partagent une responsabilité commune au service de la population, plaidant pour une coopération renforcée fondée sur une vision partagée. Dans cette optique, l’évêque a proposé la mise en place de mécanismes de liaison afin d’améliorer la coordination entre les deux institutions.
Le président a réaffirmé l’engagement du gouvernement à soutenir les actions de l’Église, reconnaissant son rôle clé dans la cohésion sociale et le développement national. Il a en outre insisté sur la nécessité de promouvoir à la fois le respect des valeurs religieuses et la tolérance au sein de la société.
Les échanges ont également mis en avant l’importance de la spiritualité, notamment en période de difficultés, ainsi que la promotion de valeurs morales solides comme socle d’une société unie. Le chef de l’État a plaidé pour une meilleure prise en compte de l’éducation religieuse, en encourageant le respect des différentes confessions dès le plus jeune âge, tout en évoquant la poursuite des discussions sur le développement des écoles catholiques.
Enfin, abordant son expérience à la tête du pays, Patrick Herminie a reconnu les défis liés à la gestion des attentes des citoyens, soulignant la complexité des décisions politiques et leurs implications à long terme.
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