L’UNICEF intensifie son appui aux autorités centrafricaines pour contenir une épidémie de choléra qui a déjà fait 435 cas suspects et 36 décès, tandis que la maladie poursuit sa propagation le long du fleuve Oubangui.
L’UNICEF a annoncé, lundi, le renforcement de son soutien au ministère centrafricain de la Santé et de la Population afin de freiner l’épidémie de choléra qui sévit dans les districts sanitaires de Bangui 2, Bimbo et Mbaïki, où les enfants de moins de 10 ans représentent près d’un cas sur deux.
Déclarée officiellement le 26 juin 2026 après confirmation des analyses par l’Institut Pasteur de Bangui, l’épidémie avait enregistré, au 6 juillet, 435 cas suspects et 36 décès, soit un taux de létalité de 8,3 %. Les enfants de moins de 10 ans constituent 44 % des cas recensés, illustrant leur forte vulnérabilité face à la maladie.
Selon l’UNICEF, la transmission continue de s’étendre le long du fleuve Oubangui, qui marque la frontière entre la République centrafricaine et la République démocratique du Congo. Cette situation alimente les inquiétudes des autorités sanitaires en raison de l’importante mobilité des populations et du rôle stratégique du fleuve comme principal axe de transport.
« Le nombre élevé de décès, en particulier ceux survenant au niveau communautaire, est profondément préoccupant et souligne la nécessité d’un accès rapide aux soins, à l’eau potable et à une information sanitaire fiable », a déclaré le représentant de l’UNICEF en République centrafricaine, Félix Ackebo.
Pour renforcer la riposte, l’agence onusienne a acheminé des kits de traitement permettant de prendre en charge jusqu’à 300 patients, distribué 2 000 doses de sels de réhydratation orale et de zinc, destinées aux soins communautaires, et installé des tentes supplémentaires afin d’accroître la capacité du Centre national de traitement et de référence du choléra de 40 à 70 lits.
L’UNICEF appuie également des interventions dans les domaines de l’eau, de l’assainissement et de l’hygiène (EAH), considérées comme essentielles pour limiter la propagation de la maladie.
Rappelant que le choléra peut être prévenu et traité lorsqu’il est pris en charge rapidement, l’organisation appelle les populations à consulter immédiatement les structures de santé en cas de diarrhée aqueuse aiguë ou de vomissements, tout en respectant les mesures d’hygiène, notamment le lavage des mains, le traitement de l’eau de boisson et l’assainissement.
L’UNICEF affirme poursuivre sa collaboration avec les autorités sanitaires et les partenaires humanitaires afin de renforcer la surveillance épidémiologique, d’améliorer l’accès aux soins et de contenir la propagation de cette épidémie.
TE/Sf/APA







