Le Zimbabwe a validé la création d’un fonds provisoire de contingence destiné à faire face à la maladie à virus Ebola, alors que les autorités renforcent les dispositifs de surveillance aux frontières et les contrôles sanitaires en réponse à la propagation de l’épidémie dans plusieurs pays africains.
Le ministre de l’Information, Zhemu Soda, a indiqué qu’un fonds de contingence mis en place face à l’épidémie d’Ebola repose sur une estimation budgétaire des besoins urgents, afin de garantir une mobilisation rapide de ressources en cas de détection d’un cas suspect.
« Le Cabinet a approuvé la création d’un fonds provisoire de contingence destiné à soutenir les opérations de riposte rapide, notamment la surveillance épidémiologique, le renforcement des capacités des laboratoires, l’approvisionnement en équipements de prévention des infections, les contrôles aux points d’entrée ainsi que le déploiement d’équipes d’intervention rapide », a-t-il déclaré à l’issue du Conseil des ministres tenu mardi.
Selon lui, les autorités ont renforcé la surveillance dans tous les points d’entrée du pays, dans un contexte où les agences sanitaires africaines alertent sur une hausse du risque régional.
Le gouvernement affirme que le système intégré de surveillance sanitaire du Zimbabwe, appuyé par des rapports hebdomadaires et du personnel formé, a été activé pour améliorer la préparation nationale.
Le pays n’a enregistré aucun cas d’Ebola à ce jour, mais les autorités estiment ces mesures indispensables en raison de la progression de l’épidémie dans les pays voisins et de la circulation rapide de la souche Bundibugyo.
Le ministre a souligné que la principale vulnérabilité du Zimbabwe reste la mobilité transfrontalière, ce qui rend essentielle la détection précoce et la réponse rapide.
Les Centres africains de contrôle et de prévention des maladies (Africa CDC), ont récemment identifié une dizaine de pays supplémentaires à haut risque. De son côté, l’Organisation mondiale de la santé a classé l’épidémie liée à la souche Bundibugyo en République démocratique du Congo et en Ouganda comme une urgence de santé publique de portée internationale.
Plus de 150 décès ont déjà été enregistrés en République démocratique du Congo, où la situation continue de se détériorer.
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