Le gouvernement égyptien a annoncé le versement de plusieurs milliards de livres aux entreprises pharmaceutiques et aux fabricants de matériels médicaux, afin de sécuriser l’approvisionnement en médicaments et prévenir toute pénurie.
Le gouvernement égyptien a procédé au remboursement partiel de ses dettes envers les compagnies pharmaceutiques et les fabricants de matériels médicaux, a indiqué lundi le Conseil des ministres dans un communiqué officiel. Cette mesure vise à garantir la stabilité de l’approvisionnement en médicaments et à éviter toute rupture dans le système de santé public.
Selon la même source, le ministère des Finances a versé 2,5 milliards de livres égyptiennes à l’Autorité égyptienne des achats unifiés (UPA), afin d’apurer une partie des sommes dues aux fournisseurs du secteur pharmaceutique et médical. Parallèlement, le ministère de la Santé et de la Population a réglé 1,7 milliard de livres issues de ses redevances, tandis que l’Autorité générale de l’assurance-maladie universelle s’acquitte de ses engagements à hauteur de 2 milliards de livres par mois.
Le dossier a été examiné lors d’une réunion présidée par le Premier ministre Mostafa Madbouly, en présence du ministre de la Santé et de la Population Khaled Abdel Ghaffar, du président de l’Autorité égyptienne du médicament Ali El-Ghamraoui, ainsi que du directeur général de l’UPA Hécham Steit, aux côtés de plusieurs responsables gouvernementaux.
À l’issue de cette réunion, le chef du gouvernement a souligné que la constitution d’un stock stratégique durable et sécurisé de médicaments et d’équipements médicaux figure parmi les priorités de l’exécutif. Il a précisé suivre ce dossier de manière continue afin d’assurer la stabilité des services de santé offerts aux citoyens et de prévenir toute pénurie de médicaments essentiels.
Ces versements interviennent dans un contexte de pression financière persistante sur les organismes publics chargés des achats de médicaments. Selon des déclarations du président de l’UPA rapportées en novembre 2025 par le média économique Asharq Bloomberg, l’Autorité doit encore rembourser environ 17 milliards de livres égyptiennes avant la mi-2026, au titre des arriérés accumulés auprès des fournisseurs du secteur.
Les autorités estiment que l’apurement progressif de ces dettes contribuera à restaurer la confiance des industriels pharmaceutiques, à stabiliser la production locale et à sécuriser les chaînes d’approvisionnement, dans un secteur considéré comme stratégique pour la sécurité sanitaire nationale.
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