Les travaux du Forum Égypte 2026, ouverts le 19 octobre, ont examiné les principales priorités du développement national, de l’éducation à l’économie, en passant par la culture, le sport et les services publics. Les discussions ont notamment porté sur l’adaptation des politiques publiques aux besoins des citoyens et du marché du travail.
Dans le secteur éducatif, le ministre de l’Éducation et de l’Enseignement technique, Mohamed Abdellatif, a présenté les mesures visant à améliorer la qualité de l’enseignement et à renforcer l’identité nationale. L’arabe, l’histoire nationale et l’éducation religieuse deviendront obligatoires dans les écoles, y compris internationales, avec un délai de quatre ans pour leur application. Le ministère prévoit également de supprimer les doubles vacations dans les écoles primaires d’ici septembre 2027, puis dans les autres cycles à l’horizon 2029.
L’enseignement supérieur doit, pour sa part, renforcer les filières scientifiques et pratiques, la transformation numérique et les liens entre recherche et industrie. Le ministre Abdel-Aziz Konsowa a indiqué que l’Égypte compte 131 universités. L’objectif est de porter à 60 % la proportion d’étudiants inscrits dans les filières scientifiques et pratiques, tout en développant l’innovation et le transfert de technologies.
La jeunesse et le sport ont également figuré à l’ordre du jour. Le ministre Gohar Nabil a présenté les résultats du programme « Le Champion olympique et paralympique », déployé dans les 27 gouvernorats. Selon les données communiquées, 577 athlètes formés dans ce cadre ont intégré les équipes nationales et remporté environ 5.670 médailles. Un dispositif doit par ailleurs faciliter l’accès des élèves et étudiants aux 4 600 centres de jeunesse du pays.
Les débats économiques ont porté sur la protection du pouvoir d’achat, la régulation des marchés et la relance de l’investissement. Le gouvernement entend soutenir la production et le secteur privé dans cinq domaines prioritaires : l’industrie, l’agriculture et l’agroalimentaire, le tourisme, les télécommunications et l’énergie. Il vise une participation du secteur privé à hauteur de 59 % des investissements nationaux en 2026-2027.
La deuxième journée a été consacrée au développement territorial et à la qualité de vie. Les échanges ont abordé le logement, les infrastructures, la réhabilitation des zones informelles, les nouvelles villes et l’initiative « Hayah Karima », destinée à améliorer les conditions de vie dans les villages.
La numérisation des services publics et le déploiement de l’assurance maladie universelle ont également été examinés. Des ateliers spécialisés ont enfin abordé la dette et les risques liés à une crise énergétique provoquée par des perturbations dans le détroit d’Ormuz.
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