Près de neuf usagers de la route sur dix respectent désormais le port obligatoire du casque au Burkina Faso, après un mois de répression dans le cadre de l’opération « Bouclier tête durcie », a annoncé lundi la Police nationale.
Au total, 89,36% des usagers contrôlés respectent désormais cette mesure, selon le directeur de la sécurité publique, le commissaire divisionnaire de police Nebié Yoin, qui présentait le bilan de l’opération menée du 1er au 31 octobre.
Les forces de sécurité ont contrôlé 42 448 usagers. Parmi eux, 30 424 ont été verbalisés sur place après présentation d’un casque. Par ailleurs, 10 027 engins ont été mis en fourrière et 705 autres saisis pour divers manquements au code de la route.
Les amendes forfaitaires ont généré plus de 99,3 millions de francs CFA, selon la Police nationale.
L’opération intervient dans un contexte marqué par une forte mortalité routière. Le Burkina Faso a enregistré 19 973 accidents en 2026, ayant fait 1 002 morts. Selon les données présentées par la police, 85% des victimes souffraient de traumatismes crâniens et 90% ne portaient pas de casque.
Dans les villes de Ouagadougou et Bobo-Dioulasso, le taux de respect du port du casque avoisine 98%, selon les autorités policières.
Dans la région du Kadiogo, les cas d’accidents liés aux traumatismes crâniens sont passés de 17 en septembre à 11 en octobre, a indiqué la police.
« Le port du casque doit devenir un acte quotidien », a déclaré le commissaire divisionnaire Nebié Yoin, appelant les usagers à intégrer cette mesure dans leurs habitudes.
La Police nationale prévoit d’intensifier les contrôles, notamment la nuit. Une deuxième phase de l’opération doit également être lancée. Elle étendra l’obligation du port du casque aux personnes transportées à moto.
L’obligation du port du casque au Burkina Faso est prévue par une loi datant de 1978.
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