Le groupe pétrolier nigérian Oando Plc a réalisé un chiffre d’affaires de 2 780 milliards de nairas sur les neuf premiers mois de l’exercice 2026, affichant une progression de 9 % sur un an. Cette performance financière s’explique par l’augmentation des enlèvements de pétrole brut et le dynamisme des ventes de gaz et de liquides de gaz naturel.
Selon ses états financiers non audités clos au 30 septembre 2026, l’entreprise enregistre une hausse spectaculaire de 483 % de son bénéfice brut, qui atteint 174,5 milliards de nairas contre 29,8 milliards un an plus tôt. Le résultat opérationnel s’établit à 159,7 milliards de nairas, redressant la perte de 109,7 milliards comptabilisée à la même période en 2025.
Le directeur général du groupe, Wale Tinubu, attribue ce redressement à l’efficacité opérationnelle et à l’intensification des investissements dans les actifs de production. La production quotidienne moyenne a ainsi bondi de 14 % pour s’établir à 42 985 barils équivalent pétrole par jour (bep/j), portée par une hausse du taux de disponibilité des installations (passé de 85 % à 96,1 %) et une baisse de 22 % des coûts opérationnels de production, ramenés à 15,39 dollars le baril.
Sur le plan opérationnel, la production de pétrole a progressé de 12 % (12 193 barils/jour) et celle de gaz de 13 % (28 689 bep/j). Les dépenses d’investissement de 110,7 milliards de nairas ont été majoritairement consacrées au forage sur les blocs OML 60 à 63. Le programme de forage de sept puits engagé en 2026 vise à apporter entre 16 000 et 20 000 bep/j supplémentaires, soutenant l’objectif à moyen terme d’atteindre 100 000 bep/j d’ici quatre à cinq ans.
En parallèle, le groupe poursuit sa diversification dans l’énergie propre à Lagos via son partenariat avec la LAMATA, avec une flotte portée à 13 bus électriques. Oando a resserré ses prévisions de production annuelle entre 40 000 et 45 000 bep/j et prépare une augmentation de capital pour consolider son bilan et réduire son niveau d’endettement.
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