Le ministre burkinabè de la Sécurité, Mahamadou Sana, a dénoncé lundi le détournement de la carte Labal par des agents de contrôle routier, qui l’utiliseraient à des fins de racket et de corruption. Il a promis des sanctions contre les agents impliqués.
« L’utilisation de la carte Labal a été détournée de sa vocation initiale », a déclaré le ministre de la Sécurité lors de la cérémonie mensuelle de montée des couleurs nationales, à Ouagadougou.
Cette carte devait permettre aux usagers de poursuivre leur trajet après une infraction routière et de régler ultérieurement leur amende, notamment à travers la plateforme Faso Arzeka.
Elle visait à éviter l’immobilisation systématique des engins et leur transfert dans les commissariats. Mais certains agents en ont fait « un moyen de pression et un instrument de corruption pour racketter les gens », a déploré le ministre.
Mahamadou Sana a assuré qu’il ne ferait preuve d’aucune indulgence envers les agents impliqués dans ces pratiques, qu’il a jugées contraires aux valeurs de la Révolution progressiste populaire (RPP).
Il a également précisé que les détenteurs de la carte Labal devaient bénéficier du paiement de l’amende minimale. Les travaux d’intérêt commun ne devraient plus constituer une priorité dans leur cas.
« Toute répression qui ne sensibilise pas ne sert à rien », a-t-il insisté, appelant les forces de sécurité à privilégier la sensibilisation et l’éducation des usagers de la route.
Le ministre a par ailleurs exhorté les populations à davantage de prudence dans la circulation. Il s’est félicité de l’adoption progressive du port du casque par les usagers, saluant l’engagement de ses collaborateurs et des populations.
HO/te/Sf/APA





