Le gouvernement algérien a examiné un projet de décret visant à renforcer le contrôle de la prescription et de la dispensation des médicaments, dans le cadre d’une stratégie plus large de lutte contre la contrefaçon et de sécurisation du système de santé.
Réuni mercredi sous la présidence du Premier ministre, le gouvernement algérien a étudié un projet de décret exécutif définissant les conditions et modalités de prescription et de dispensation des produits pharmaceutiques destinés à la médecine humaine. Selon un communiqué des services du Premier ministre, le texte vise à encadrer davantage l’exercice des professionnels de santé dans les établissements publics et privés afin de garantir une utilisation rationnelle et sécurisée des médicaments.
Les autorités présentent cette réforme comme un instrument majeur de modernisation du système national du médicament. Le projet entend adapter le cadre réglementaire aux évolutions du secteur de la santé, marqué par l’introduction de nouvelles thérapies, la diversification des produits pharmaceutiques et l’apparition de risques croissants liés au mésusage, à la contrefaçon et au détournement de substances sensibles.
Cette initiative s’inscrit dans une politique plus large de renforcement de la sécurité sanitaire. Elle intervient quelques jours après une réunion interministérielle consacrée à la mise en place d’un système intégré de contrôle des marchandises aux frontières, conformément aux orientations du président Abdelmadjid Tebboune. Les autorités cherchent notamment à renforcer les mécanismes de contrôle des produits destinés à la consommation et les capacités des laboratoires opérant dans les ports, aéroports et postes-frontières terrestres.
Au-delà de la lutte contre les médicaments falsifiés, le projet prévoit un renforcement de la traçabilité des produits pharmaceutiques et de la vigilance pharmacologique. Les autorités estiment que l’essor des biotechnologies, de l’immunothérapie et d’autres traitements innovants impose un cadre réglementaire plus rigoureux afin de préserver la sécurité des patients et la qualité des soins.
Lors de la même réunion, le gouvernement a également examiné un projet de décret déclarant d’utilité publique les travaux de deux nouveaux tronçons de la future ligne ferroviaire Alger-Tamanrasset. Longs respectivement de 410 kilomètres entre El-Meniaâ et In Salah et de 676 kilomètres entre In Salah et Tamanrasset, ces segments s’inscrivent dans le projet de liaison ferroviaire de plus de 2.400 kilomètres destiné à renforcer l’intégration économique du sud algérien.
L’exécutif a enfin fait le point sur plusieurs projets liés à l’approvisionnement en eau potable, notamment les raccordements de la station de dessalement d’Alger-Ouest à Fouka ainsi que les travaux destinés à alimenter la localité de Tin Zaouatine, dans l’extrême sud du pays. Ces projets figurent parmi les priorités du gouvernement pour améliorer les infrastructures de base et soutenir le développement des régions éloignées.
MK/Sf/APA






