Le Burkina Faso a officiellement ouvert vendredi à Ouagadougou son Ecole de guerre, destinée à former ses cadres militaires supérieurs au niveau stratégique, avec une première promotion d’une dizaine d’auditeurs, tous burkinabè.
Le Premier ministre Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo a présidé la cérémonie d’ouverture de l’Ecole de guerre de l’Institut de l’enseignement militaire supérieur Tiéfo Amoro (IEMS-TA), présentée par les autorités comme une étape vers une plus grande autonomie du pays dans la formation de son élite militaire.
« On ne peut parler de souveraineté en matière de défense et de sécurité tant que nous allons continuer à envoyer notre élite militaire en formation ailleurs », a déclaré M. Ouédraogo.
Les auditeurs seront formés notamment à la planification, au commandement, à la conduite des opérations et à l’analyse stratégique.
Selon le Premier ministre, cette formation doit permettre au Burkina Faso de disposer de cadres capables de concevoir et conduire les opérations selon « une approche doctrinale endogène », inspirée de l’expérience, des traditions et de l’histoire du pays.
Le chef d’état-major général des Armées, le général de division Moussa Diallo, a souligné qu’un Etat soucieux d’assurer durablement sa sécurité doit être capable de penser lui-même sa défense et d’adapter ses réponses à son environnement stratégique.
Il a appelé les premiers auditeurs à dépasser l’acquisition de connaissances pour développer des capacités d’anticipation, de décision, de planification et de conception stratégique.
Le gouvernement a réaffirmé son engagement à doter l’Ecole de guerre des moyens nécessaires et ambitionne de faire de l’IEMS-TA une référence sous-régionale, africaine et internationale.
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