Le président sud-africain Cyril Ramaphosa a affirmé qu’il ignorait qu’une personne recherchée par les autorités judiciaires se trouvait sur place lors de sa visite de travail surprise au Zimbabwe.
La présidence sud-africaine tente de contenir la polémique suscitée par des informations associant la visite de Ramaphosa au Zimbabwe la avec la présence d’hommes d’affaires controversés faisant l’objet d’enquêtes. D’où une mise au point après le déplacement non annoncé de Cyril Ramaphosa, le 3 mai dernier, dans la ville de Kwekwe, où il s’est entretenu avec le président Emmerson Mnangagwa dans sa ferme de Precabe autour de questions bilatérales et régionales.
Le porte-parole de la présidence sud-africaine, Vincent Magwenya, a déclaré mercredi aux journalistes, au Cap, que le déplacement de Cyril Ramaphosa avait exclusivement pour objectif une rencontre entre chefs d’État et qu’il ignorait quelles autres personnes seraient présentes.
« Le président Ramaphosa n’avait aucune connaissance préalable des personnes qui assisteraient à cette visite et ne connaissait pas l’individu concerné. Le président s’est rendu au Zimbabwe pour rencontrer son homologue, et rien d’autre », a affirmé Vincent Magwenya.
Selon lui, la présidence a « pris note avec préoccupation » des informations selon lesquelles une personne recherchée par les services sud-africains chargés de l’application de la loi figurait parmi les participants à ces échanges informels.
La visite, présentée par la présidence comme une séance de travail, a suscité de nombreuses interrogations après la diffusion de photographies montrant Cyril Ramaphosa et Emmerson Mnangagwa aux côtés d’hommes d’affaires zimbabwéens, notamment Wicknell Chivayo, dont les avoirs en Afrique du Sud ont été gelés et qui fait l’objet d’une enquête pour des soupçons de blanchiment d’argent.
Étaient également présents Kudakwashe Tagwirei et Paul Tungwarara, deux personnalités influentes des milieux politique et économique zimbabwéens.
Vincent Magwenya a indiqué que Cyril Ramaphosa soutenait pleinement les enquêtes en cours et attendait des forces de l’ordre qu’elles agissent « sans crainte ni hésitation ».
La brève escale de Cyril Ramaphosa au Zimbabwe a également suscité des interrogations en raison de l’absence des deux vice-présidents zimbabwéens, Kembo Mohadi et Constantino Chiwenga, malgré la présentation officielle du déplacement comme une visite de travail formelle.
La rencontre s’est tenue en dehors des cadres institutionnels habituels, alimentant davantage les spéculations sur ses véritables objectifs et sur les circonstances entourant cette réunion.
La présidence sud-africaine a toutefois insisté sur le fait que cette visite s’inscrivait dans les efforts continus visant à renforcer la coopération régionale et à faire face aux défis communs.
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