Le gouvernement burkinabè a saisi la célébration de l’Aïd el-Kébir, mercredi à Ouagadougou, pour réaffirmer la laïcité de l’État et appeler à l’unité nationale, dans un contexte de tensions latentes au sein de la communauté musulmane.
Conduite par le Ministre Porte-parole du Gouvernement, Pingdwendé Gilbert Ouédraogo, une délégation gouvernementale a pris part à la prière de la Tabaski célébrée à la Place de la nation.
« Aujourd’hui c’est la fête de Tabaski. C’est un jour saint pour l’ensemble de la communauté musulmane. Le gouvernement voudrait ici réaffirmer la laïcité de l’État », a déclaré le ministre face à la presse.
Insistant sur le caractère « un et indivisible » du Burkina Faso, Pingdwendé Gilbert Ouédraogo a appelé chaque citoyen à œuvrer pour la cohésion sociale, par-delà les appartenances religieuses.
Cette présence gouvernementale traduit la volonté des autorités de maintenir un dialogue constant avec les communautés religieuses, considérées comme des actrices essentielles de la stabilité nationale.
Le discours du ministre intervient au lendemain d’un appel au calme lancé par la Fédération des associations islamiques du Burkina (FAIB) et le Mouvement sunnite, après l’interpellation de l’imam Dr Mohamed Ishaq Kindo pour des motifs non encore officiellement communiqués.
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