Les financements internationaux de projets destinés au Maroc ont atteint 42,751 milliards de dollars en 2025, contre 8,045 milliards en 2024, soit une progression de 431 %, selon le Rapport sur l’investissement dans le monde 2026 publié jeudi par la Conférence des Nations Unies sur le commerce et le développement (CNUCED). Le nombre d’opérations est également passé de 10 à 19 en un an, confirmant une nette accélération des investissements de grande envergure.
Cette dynamique permet au Royaume de se classer deuxième en Afrique du Nord, derrière l’Égypte, qui totalise 57,470 milliards de dollars répartis sur 59 opérations. Le Maroc devance largement l’Algérie (6,876 milliards de dollars, quatre opérations) et la Tunisie (647 millions de dollars, deux opérations). À l’échelle régionale, l’Afrique du Nord concentre 107,744 milliards de dollars de financements internationaux de projets en 2025, en hausse de 23 % sur un an.
Selon la CNUCED, cette progression marocaine s’explique notamment par un très grand projet transfrontalier dans les infrastructures d’énergies renouvelables, dans un contexte où les financements internationaux en Afrique se concentrent principalement sur les secteurs de l’énergie, des hydrocarbures, du raffinage, du stockage par batteries et de l’industrie.
À l’échelle du continent, les financements internationaux de projets ont atteint 150,459 milliards de dollars, en progression de 24 %, même si le nombre total d’opérations a reculé de 21 %, à 196 projets.
En parallèle, les investissements créés ex nihilo (greenfield) au Maroc ont représenté 6,586 milliards de dollars en 2025, en baisse de 11 % par rapport à 2024. En revanche, leur nombre continue de progresser, passant de 99 à 103 projets, ce qui maintient le Royaume au deuxième rang nord-africain derrière l’Égypte.
Les fusions-acquisitions transfrontalières affichent également un redressement, avec 169 millions de dollars de ventes nettes, contre un solde négatif de 811 millions de dollars en 2024, tandis que le nombre d’opérations progresse de 10 à 15.
Le rapport met également en évidence les grandes tendances sectorielles qui structurent les investissements sur le continent. Les énergies renouvelables demeurent le premier secteur financé avec 75,829 milliards de dollars, en hausse de 67 %, devant l’immobilier, le pétrole et le gaz, la pétrochimie, l’agriculture, les télécommunications et les infrastructures minières. Pour les projets créés ex nihilo, l’industrie manufacturière devient le premier secteur en valeur avec 36,407 milliards de dollars, portée notamment par la chimie, l’automobile et les matériaux industriels.
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