Les réformes engagées par l’Égypte ont permis de faire progresser les discussions sur les cinquième et sixième revues du programme de prêt de 8 milliards de dollars avec le Fonds monétaire international (FMI), ouvrant la voie à un décaissement potentiel de 2,3 milliards de dollars.
Lors d’une conférence de presse tenue le 19 février au siège du Fonds monétaire international (FMI) à Washington, Julie Kozack, directrice du département de la communication de l’institution, a indiqué que les réformes politiques et institutionnelles mises en œuvre par Le Caire ont favorisé l’avancement des discussions relatives aux cinquième et sixième revues combinées du programme au titre du Mécanisme élargi de crédit, d’un montant total de 8 milliards de dollars, ainsi qu’à la première revue du programme de 1,3 milliard de dollars relevant de la Facilité pour la résilience et la durabilité.
Selon la responsable du FMI, l’achèvement de ces revues pourrait permettre le décaissement de 2 milliards de dollars dans le cadre du Mécanisme élargi de crédit et d’environ 300 millions de dollars au titre de la Facilité pour la résilience et la durabilité, soit un total de 2,3 milliards de dollars, équivalent à près de 2,1 milliards d’euros. La discussion formelle des trois revues est programmée pour le 25 février.
Interrogée par le média égyptien Ahram Online, Julie Kozack a évoqué le récent remaniement ministériel ainsi que l’annonce d’un nouveau programme de protection sociale, susceptibles d’accélérer la finalisation des examens en cours.
Elle a également rappelé l’intention des autorités égyptiennes de supprimer le ministère des Entreprises du secteur public, dans le cadre d’une stratégie de restructuration visant à rationaliser la gouvernance et à améliorer l’efficacité des actifs publics.
Sur le plan social, la responsable du FMI a mentionné les mesures annoncées par le gouvernement, représentant plus de 40 milliards de livres égyptiennes en transferts monétaires en faveur des ménages à faibles revenus durant le Ramadan et l’Aïd Al-Fitr. Ce montant équivaut à environ 750 millions d’euros. Des projets d’accélération du développement rural et d’extension du soutien aux soins de santé ont également été signalés.
Le FMI a souligné que ces dispositifs ciblés revêtent une importance particulière dans un contexte marqué par l’impact de l’inflation sur le pouvoir d’achat des ménages à revenus faibles et intermédiaires.
MK/AK/Sf/APA







