Le Botswana a décidé d’ouvrir des enquêtes après qu’un audit national du système judiciaire a mis en évidence des irrégularités présumées.
À Gaborone, les autorités ont annoncé le lancement de procédures formelles visant des soupçons de malversations, dans le cadre de la volonté du gouvernement du président Gideon Boko de rétablir la confiance du public et de renforcer la responsabilité au sein de l’administration.
Le ministre chargé de la Défense et de la Sécurité à la Présidence, Moeti Mohwasa, a expliqué mardi que l’exécutif suivait « deux axes parallèles » depuis la remise officielle du rapport d’audit au chef de l’État le 30 avril.
D’une part, toutes les affaires susceptibles de relever d’infractions pénales ou de fautes feront l’objet d’enquêtes approfondies, pouvant aboutir à des poursuites judiciaires si nécessaire. D’autre part, les recommandations issues de l’audit serviront de base à un vaste programme de réformes destiné à améliorer la gouvernance du secteur public.
Selon le ministre, cette initiative concrétise une promesse faite par le président lors de son premier discours sur l’état de la Nation, où il s’était engagé à réaliser un audit complet des institutions publiques et à en publier les conclusions.
Un rapport de synthèse a été rendu public, tandis que les données détaillées concernant chaque entité restent confidentielles afin de ne pas compromettre les enquêtes, les procédures disciplinaires et les actions de recouvrement en cours.
Enfin, Moeti Mohwasa a invité toute personne ayant acquis illégalement des biens publics à les restituer volontairement, soulignant qu’une telle démarche permettrait d’accélérer et de simplifier leur récupération.
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