Nommé à la tête de la magistrature ghanéenne, Paul Baffoe-Bonnie a fait de la réforme de l’enseignement du droit l’axe central de sa première allocution officielle.
Lors de sa cérémonie d’investiture, tenue lundi à sa résidence d’Accra, le nouveau juge en chef a insisté sur la nécessité de revoir en profondeur le système actuel de formation juridique au Ghana.
« Nous ne pouvons plus rester sourds aux appels en faveur d’une réforme de l’enseignement du droit. L’avenir du barreau conditionne celui de la magistrature. Il est temps de passer de l’exclusion à l’inclusion, de la mémorisation mécanique à l’esprit critique, et de la simple obtention de diplômes au développement réel des compétences », a-t-il déclaré.
La modernisation de la formation juridique constitue depuis plusieurs années un sujet récurrent dans le débat public ghanéen, en particulier face aux critiques sur l’accès limité aux écoles de droit et sur le besoin d’adapter les programmes aux réalités contemporaines du système judiciaire.
DM/te/APA






