Les pays sahéliens et l’Égypte appellent à une approche commune, inclusive et durable face aux défis sécuritaires et de développement qui secouent la région.
En marge du Forum d’Assouan pour la paix et le développement durables, tenu les 19 et 20 octobre, s’est déroulée une table ronde de haut niveau à huis clos sur le thème : « Au-delà des tempêtes dominantes : un avenir de coopération pour le Sahel ».
Organisée par le Secrétariat du Forum d’Assouan et le Centre international du Caire pour la résolution des conflits, le maintien et la consolidation de la paix (CCCPA), en coordination avec les pays membres de l’Alliance des États du Sahel (AES), cette rencontre visait à définir de nouvelles orientations pour renforcer la coopération régionale.
Placée sous la présidence du ministre égyptien des Affaires étrangères, Dr Badr Abdelatty, aux côtés de ses homologues malien, Abdoulaye Diop, et burkinabé, Karamoko Jean-Marie Traoré, la réunion a permis d’aborder les défis sécuritaires, économiques et institutionnels qui fragilisent encore la région.
Les participants ont souligné la nécessité de repenser les cadres d’intervention traditionnels et de replacer les États sahéliens au cœur de la conception des stratégies régionales.
Le thème de la rencontre reflète la volonté des pays participants de changer le narratif sur le Sahel, en le présentant non plus comme une zone de crises, mais comme un espace d’opportunités et de résilience.
Les échanges ont mis l’accent sur le renforcement de la coopération régionale pour combattre les trafics transfrontaliers, l’extrémisme violent, la circulation d’armes et les flux financiers illicites, tout en favorisant la croissance économique et la cohésion institutionnelle.
L’objectif affiché était d’instaurer un dialogue inclusif et pragmatique, ancré dans les réalités locales, afin de consolider les institutions publiques et de restaurer la confiance entre les États et leurs citoyens.
Les participants ont plaidé pour des approches intégrées et adaptées aux contextes nationaux, tirant les leçons des expériences passées.
L’initiative égyptienne a été chaleureusement saluée par les délégations sahéliennes, qui ont souligné la constance de l’engagement du Caire en faveur de la paix et de la sécurité sur le continent. L’Égypte a été décrite comme un « partenaire fiable », agissant dans un esprit de respect mutuel et d’égalité.
Ce positionnement confirme l’ambition du pays de jouer un rôle accru dans la stabilité du Sahel, tout en promouvant un dialogue interafricain autonome, moins dépendant des cadres d’assistance extérieurs.
MK/te/APA







