Le Caire et Luanda ont inauguré leur première Commission mixte, posant les bases d’un partenariat stratégique axé sur l’économie, les infrastructures, la santé et la sécurité.
L’Égypte et l’Angola ont tenu au Caire la première session de leur Commission mixte bilatérale, marquant une nouvelle étape dans le renforcement de leurs relations, a annoncé le ministère égyptien des Affaires étrangères. La réunion, coprésidée par le chef de la diplomatie égyptienne Badr Abdelatty et son homologue angolais, s’est déroulée à la veille de la visite officielle du président angolais João Lourenço, attendu mardi pour des entretiens avec le président Abdel Fattah al-Sissi.
À l’ouverture des travaux, Abdelatty a salué les relations « historiques et solides » entre les deux pays et affirmé l’ambition de l’Égypte d’élever les liens bilatéraux au rang de partenariat stratégique. Il a souligné le dynamisme croissant des relations, illustré par des visites de haut niveau et l’élargissement des accords de coopération, rappelant notamment la visite du président Lourenço en Égypte en avril 2025. Selon lui, la tenue de cette commission traduit une volonté politique claire de « renforcer la coopération et d’aboutir à des résultats tangibles dans divers secteurs ».
Sur le plan économique, le ministre égyptien a insisté sur la nécessité de convertir la solidité des relations politiques en un moteur de coopération économique durable. Les discussions ont porté sur le soutien aux entreprises égyptiennes déjà présentes en Angola, telles qu’Arab Contractors, Elsewedy Electric et Petrojet, ainsi que sur l’encouragement de nouveaux investissements dans des secteurs jugés prioritaires, notamment la planification urbaine, l’efficacité énergétique, les infrastructures, le tourisme, la pétrochimie et les engrais.
Afin de structurer cette dynamique, les deux parties sont convenues de renforcer la coopération institutionnelle entre l’Autorité générale égyptienne pour l’investissement (GAFI) et l’Agence angolaise pour l’investissement privé (AIPA), tout en étudiant la création d’un Conseil d’affaires conjoint.
La santé et les infrastructures ont également occupé une place centrale. Abdelatty a évoqué un mémorandum d’entente en cours de finalisation visant à appuyer l’Angola dans l’atteinte du niveau de maturité 3 de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), l’Égypte s’engageant à partager son expertise dans la fabrication pharmaceutique et les services de santé. En matière d’infrastructures, les entreprises égyptiennes ont manifesté leur intérêt pour les projets angolais, en particulier le corridor de Lobito, présenté comme une artère stratégique pour le commerce et la logistique en Afrique.
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